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Téhéran met en garde Paris et Londres contre tout aventurisme militaire dans le détroit d’Ormuz

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une vedette de la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique dans le golfe Persique. (Photo par GETTY Images)

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales a averti que toute tentative d’aventurisme militaire dans le détroit d’Ormuz aura des conséquences, affirmant que la responsabilité de la sécurité de cette voie maritime n’incombe qu’aux États côtiers.

« Le détroit d’Ormuz n’est pas un théâtre d’exhibition militaire pour les puissances extra-régionales », a écrit Kazem Gharibabadi ce samedi 4 juillet 2026 sur son compte X, en réaction à un communiqué conjointement émis la veille par la France et le Royaume-Uni concernant le détroit d’Ormuz.

« L’Iran, en tant que puissance responsable et le garant de la sécurité du détroit d’Ormuz, met en garde contre tout mouvement militaire dans cette voie maritime sensible », a-t-il noté.

« La sécurité d’Ormuz relève des États riverains. Les instigateurs de crises seront pris pour responsables des conséquences de leurs aventurismes. C’est un avertissement sérieux », a souligné le diplomate iranien.

Dans un communiqué conjoint publié le vendredi 3 juillet, le Premier ministre démissionnaire du Royaume-Uni, Keir Starmer et le président français, Emmanuel Macron ont qualifié le détroit d’Ormuz d’artère vitale pour l’économie mondiale. Ils ont également prétendu qu’Oman a accepté de coopérer avec le Royaume-Uni et la France pour soi-disant sécuriser ses eaux territoriales face aux risques liés à la navigation.

Londres et Paris ont, par ailleurs, annoncé être prêts à déployer une mission militaire multinationale élargie dans le soi-disant but de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Il convient toutefois de noter que la décision de l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz aux États hostiles et à leurs alliés est intervenue en réponse à une agression non provoquée de la part des États-Unis et d’Israël. De plus, c’est en représailles au blocus naval illégal imposé par les États-Unis aux ports et navires iraniens — alors même qu’un cessez-le-feu était en vigueur — que la République islamique d’Iran a choisi de renforcer son contrôle sur le détroit.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV