Les États-Unis ont signé un accord de 99 ans avec le régime israélien pour construire leur ambassade permanente à al-Qods sur des terres confisquées à des propriétaires palestiniens, suscitant une nouvelle condamnation de la reconnaissance par Washington de la ville sainte occupée comme la soi-disant « capitale » du régime israélien.
Israël et les États-Unis ont signé un accord selon lequel Washington louera un terrain à al-Qods occupée pour 99 ans, pour un montant symbolique de 1 dollar, afin de construire l’enceinte du future ambassade permanente américaine.
L’accord a été signé mercredi par le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar et l’ambassadeur américain Mike Huckabee.
Au cours de cet événement, Mike Huckabee a affirmé que les États-Unis ne reconnaissent pas seulement al-Qods comme la capitale éternelle de l'entité sioniste, mais qu'« ils y élèvent également le drapeau américain sur un terrain, où se trouvera une ambassade permanente et nouvelle ».
Tenant le billet d'un dollar sur le podium, il a ajouté que « le contrat de location du terrain s'étend sur 99 ans, et que les États-Unis ne paieront à Israël qu'un seul dollar ».
Le site a été identifié en 2022 par le groupe israélien de défense des droits humains Adalah comme des terres confisquées à des familles palestiniennes en vertu de la « loi de 1950 sur les biens des absents du régime ».
Selon les archives citées par le groupe, la propriété appartenait à des propriétaires palestiniens avant 1948 et avait été louée aux autorités du mandat britannique. Le groupe estime que la saisie du terrain et son allocation à l’ambassade américaine violent le droit international, notamment l’article 46 du règlement de La Haye qui interdit la confiscation de biens privés.
Cet accord renforce encore la décision controversée prise par Washington en décembre 2017 sous la présidence de Donald Trump, reconnaissant al-Qods occupée comme la soi-disant « capitale » d’Israël et transférant l’ambassade américaine de Tel-Aviv à al-Qods occupée, où une ambassade temporaire a été ouverte en mai 2018, malgré une condamnation internationale généralisée.
Cette décision avait été largement critiquée à l’époque pour avoir rompu avec le consensus international de longue date sur le statut de la ville sainte.
Israël revendique l’ensemble d’al-Qods, mais les Nations unies considèrent al-Qods-Est comme un territoire palestinien occupé par Israël en 1967 et estiment que toute mesure visant à modifier le caractère ou le statut juridique de la ville est dépourvue de validité au regard du droit international.
En accord avec cette position, la plupart des pays continuent de maintenir leurs ambassades à Tel-Aviv plutôt qu’à al-Qods.