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France: échange tendu à l’Assemblée sur la canicule et les responsabilités climatiques du gouvernement

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Échange tendu à l’Assemblée nationale française sur la canicule et les responsabilités climatiques du gouvernement. ©LP

Un débat particulièrement tendu s’est tenu à l’Assemblée nationale française autour de la canicule de 2026 et de ses conséquences sanitaires, mardi, lors d’une séance de questions au gouvernement impliquant la présidente du groupe écologiste et social, Cyrielle Chatelain, et le Premier ministre, Sébastien Lecornu, selon les propos tenus publiquement dans l’hémicycle.

Interpellant le gouvernement, Cyrielle Chatelain a estimé que « la canicule de 2026 est la plus intense et la plus précoce jamais mesurée » et qu’elle serait « le fruit de la politique du gouvernement ».

Elle a évoqué plusieurs chiffres et situations sanitaires, affirmant notamment que « 33 000 décès entre 2014 et 2022 dus à la chaleur » auraient été recensés. Elle a également décrit des conséquences concrètes dans les services publics, citant des « classes à 33 élèves à 36 degrés », des « hôpitaux saturés » et des « personnes âgées mortes de déshydratation et de solitude ».

La députée a également dénoncé ce qu’elle considère comme une insuffisance des politiques climatiques, en référence à des alertes du Conseil d’État en 2023 et du Haut Conseil pour le climat en 2024 et 2025, selon ses déclarations.

En réponse, le Premier ministre Lecornu a condamné une « polémique purement politicienne » et affirmé que les gouvernements successifs avaient tous contribué à la politique climatique française.

Il a rappelé l’existence d’outils publics tels que les plans climat et le Fonds vert, précisant que ce dernier aurait permis de financer « 25 000 projets », pour un montant représentant plusieurs milliards d’euros d’investissements publics. Il a également avancé des montants globaux d’investissement climatique, passant selon lui de « 18 milliards d’euros en 2021 » à « 28 milliards d’euros en 2025 ».

Lecornu a défendu la création de ces dispositifs par l’exécutif, estimant qu’« il n’y a pas d’inaction mais un besoin d’accélération », tout en dénonçant une instrumentalisation politique des chiffres avancés par l’opposition.

Le Premier ministre a contesté les données avancées par la députée sur la mortalité, jugeant « scandaleux » et « faux » le bilan évoqué de 10 000 morts attribués à la chaleur dans certains discours politiques récents. Il a affirmé que les évaluations officielles doivent s’appuyer sur les données de Santé publique France.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV