Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a averti mardi que la faim était de plus en plus utilisée comme une « arme très bon marché » dans les conflits. Il a condamné les attaques contre les infrastructures alimentaires et mis en garde contre l’aggravation de l’insécurité alimentaire mondiale alimentée par la guerre en Asie de l’Ouest.
S’exprimant lors de l’événement « Sécurité alimentaire et nutrition sous pression : conséquences du conflit en Asie de l’Ouest », organisé dans le cadre de la Semaine de la nutrition à Rome, M. Sanchez a déclaré que plus de 700 millions de personnes dans le monde souffraient d’insécurité alimentaire, tandis que des millions d’enfants étaient touchés par la malnutrition.
« La faim aujourd’hui est exactement cela : une arme », a dénoncé M. Sanchez, qualifiant cette pratique d’« arme très bon marché » et de « violation flagrante du droit international humanitaire ».
Il a indiqué que plus de 20 000 attaques contre des marchés, des terres agricoles et des systèmes de distribution alimentaire avaient été recensées au cours des huit dernières années. Il a notamment évoqué Gaza, où « certains cherchent à gagner une guerre en affamant tout un peuple jusqu’à sa soumission ».
« Ce sont d’ailleurs les mêmes qui, la semaine dernière, ont humilié, abandonné et maltraité les membres d’une flottille qui ne voulait que livrer une aide humanitaire », a-t-il déploré.
« Ceux qui mettent le feu au monde ne sont jamais ceux qui finissent par avoir faim. »
L'Espagne, souligne le Premier ministre Sanchez, a augmenté son aide au développement de 13 % en 2025 malgré un recul mondial plus large, et s’est engagée à poursuivre son soutien aux efforts multilatéraux de lutte contre la faim.