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Gaza : Israël détruit systématiquement les habitations et étend les déplacements forcés, alerte une organisation des droits humains

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une famille palestinienne constate la destruction d'un immeuble par Israël à Gaza-City. (Archives)

Une organisation de défense des droits humains basée à Gaza a averti qu’Israël détruisait systématiquement les habitations encore debout dans l’enclave palestinienne tout en intensifiant ses politiques de déplacements forcés.

Le Centre des droits de l’homme de Gaza a déclaré que les forces d’occupation israéliennes avaient de plus en plus recours à une méthode consistant à appeler les habitants pour leur ordonner d’évacuer leurs maisons avant qu’elles ne soient bombardées ou détruites.

L’organisation a souligné que les avertissements téléphoniques et les ordres d’évacuation ne sauraient exonérer Israël de sa responsabilité juridique ni légitimer les attaques contre les infrastructures civiles.

Selon cette instance, ces pratiques constituent des instruments d’intimidation, de destruction massive et de déplacement forcé de la population.

Le Centre a précisé que nombre des bâtiments visés avaient déjà été endommagés lors d’attaques précédentes, laissant les familles avec de moins en moins de possibilités d’abri.

L’organisation indique que, selon les dernières estimations environ 90 % des bâtiments de Gaza ont déjà été détruits depuis le début de la guerre génocidaire menée contre l’enclave palestinienne.

Elle considère que cette destruction ne relève pas d’incidents isolés, mais s’inscrit dans une stratégie plus large et de longue durée visant l’environnement résidentiel de Gaza.

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Le Centre s’est dit de plus en plus préoccupé par l’ampleur croissante des destructions et des déplacements de population dans le centre de Gaza, particulièrement autour des zones à l’est des camps d’al-Bureij et d’al-Maghazi, ainsi que par la poursuite des travaux de terrassement à l’est de Deir al-Balah.

« Des équipes sur le terrain ont documenté la destruction de quartiers résidentiels entiers dans les camps de Nuseirat, al-Bureij et al-Maghazi entre le 20 et le 22 mai.

L’organisation a qualifié ces destructions, ainsi que des milliers d’autres cas similaires, de processus continu visant à anéantir les conditions indispensables à la vie civile.

Cette mise en garde intervient alors que de nouvelles images aériennes ont révélé l’ampleur des destructions à Rafah et Khan Younès sous les bombardements israéliens continus.

D’autres images aériennes distinctes publiées samedi ont apporté de nouvelles preuves visuelles de destructions massives dans le sud de Gaza.

Des images obtenues via Google Earth Pro montrent également des quartiers entiers de Rafah et Khan Younès totalement rasés, certaines zones apparaissant presque effacées de la carte.

Des habitations, des écoles et des infrastructures de services figurent parmi les bâtiments désormais invisibles sur les images les plus récentes.

Des observateurs estiment que ces images illustrent un schéma récurrent de destructions massives touchant non seulement des cibles isolées, mais des zones urbaines entières, en particulier à Rafah.

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Près de deux millions de Palestiniens vivent aujourd’hui sous des tentes, au milieu des décombres ou à l’intérieur de structures endommagées qui ne sont plus considérées comme sûres pour l’habitation.

L’organisation a averti que les démolitions en cours et les ordres répétés d’évacuation créaient des conditions susceptibles de contraindre les Palestiniens à quitter de vastes zones de la bande de Gaza.

Le Centre a également indiqué que les secteurs où les Palestiniens sont encore autorisés à rester continuent de se réduire et ne représentent plus qu’environ 35 % de la superficie totale de l’enclave assiégée.

Les défenseurs des droits humains ont averti que le rétrécissement des zones civiles pourrait faciliter des plans de déplacement de population à plus grande échelle à l'intérieur de Gaza.

Des experts juridiques cités dans les rapports ont estimé que l’ampleur et la répétition des destructions pourraient soulever de graves questions au regard du droit international humanitaire.

La guerre génocidaire israélienne a déjà fait environ 73 000 morts palestiniens, plus de 171 000 blessés et provoqué des destructions massives dans l’ensemble de la bande de Gaza.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV