L'Iran a averti qu'il ripostera, de manière décisive et immédiate, à tout déploiement de navires militaires par des pays européens dans le détroit d'Ormuz, évoquant que seule la République islamique d’Iran est habilitée à garantir la sécurité de ce corridor maritime internationale.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a fait cette déclaration, ce dimanche 10 mai sur son compte X, suite aux allégations émises par la France et le Royaume-Uni pour déployer leurs navires de guerre dans la région.
« Qu’il soit en temps de guerre ou de paix, seule la République islamique d'Iran peut assurer la sécurité dans ce détroit. L’Iran ne permettra à aucun pays de s'ingérer dans ces affaires », a-t-il noté.
D'après M. Gharibabadi, la France avait en effet annoncé son intention d'envoyer son porte-avions, le Charles de Gaulle, en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, tandis que le Royaume-Uni avait fait savoir qu'il dépêchera un navire de guerre dans la région pour, soi-disant, préserver la liberté de navigation.
« Tout déploiement et stationnement de destroyers extrarégionaux autour du détroit d'Ormuz, sous prétexte de protéger la navigation, ne constitue qu'une escalade de la crise, une militarisation d'une voie maritime vitale et une tentative de dissimuler la véritable source d'insécurité dans la région », a-t-il clarifié.
Il a également souligné que la sécurité maritime ne peut être assurée par des démonstrations de force militaires, en particulier de la part des nations qui, « en soutenant l’agression et le blocus, en y participant ou en gardant le silence, font elles-mêmes partie du problème ».
Le diplomate iranien a, par ailleurs, fait remarquer que l'insécurité régionale trouve son origine dans l'usage illégal de la force, les menaces constantes proférées à l'encontre des États côtiers et surtout le mépris du droit international, tel qu'il est énoncé dans la Charte des Nations Unies.
« Le détroit d'Ormuz n'est pas la propriété commune de puissances extrarégionales ; mais c'est une voie maritime sensible adjacente aux États côtiers. L’exercice de la souveraineté de l’Iran sur ce détroit et l’établissement de son cadre juridique relèvent des droits de l’Iran en tant qu’État côtier ».
La France et le Royaume-Uni tentent en vain de créer une coalition internationale pour briser le contrôle de la République islamique d’Iran sur le détroit d’Ormuz.
En réponse à l’agression américano-israélienne, l’Iran s’est permis de fermer le détroit d’Ormuz à la navigation associée aux agresseurs et à leurs alliés, provoquant une flambée des prix du pétrole.
De plus, l’Iran a dû appliquer des contrôles beaucoup plus stricts le mois dernier, suite à l’annonce par le président américain Donald Trump d’un blocus visant les navires et les ports iraniens.