Mahdieh Esfandiari, universitaire iranienne résidant en France, a été condamnée à quatre ans de prison pour avoir protesté contre le génocide perpétré par Israël dans la bande de Gaza assiégée. Elle est également interdite de séjour en France.
Un tribunal français a condamné, jeudi 26 février, la ressortissante iranienne Mahdieh Esfandiari pour « apologie du terrorisme », à quatre ans de prison, a rapporté France 24. Selon le jugement du tribunal, la peine prononcée comprend trois ans assortis de sursis et un an de prison ferme.
Âgée de 39 ans, elle avait passé huit mois en détention provisoire avant d’être libérée sous conditions.
Le tribunal lui a également interdit définitivement l’entrée sur le territoire français.
Mme Esfandiari est diplômée de l’université Lumière à Lyon, en France, où elle travaillait comme traductrice et interprète. Elle est également une militante pro-palestinienne de premier plan.
Son arrestation en 2025 s’inscrit dans un contexte de répression aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux visant des universitaires, des étudiants et des militants opposés au génocide à Gaza et œuvrant pour la paix, tant sur les campus que dans l’espace public.
Le parquet de Paris a inculpé l’universitaire iranienne d’« apologie du terrorisme » pour des publications sur Telegram qui auraient soutenu l’opération « Tempête d’Al-Aqsa » menée par le mouvement de résistance palestinien Hamas contre le régime israélien en octobre 2023.