Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme que la décision de l’Union européenne d’ajouter cette force d’élite à sa liste dite terroriste démontre son alignement sur les politiques interventionnistes des États-Unis.
Dans un communiqué publié ce dimanche 1er février, le CGRI a condamné la décision « hostile, invalide et absurde » de l’UE et a exprimé sa reconnaissance pour la vague de soutien, de solidarité et les positions sages de la noble nation iranienne.
Le communiqué affirme que la décision de l’Union européenne d’inscrire le CGRI sur la liste des organisations terroristes est dépourvue de toute légitimité juridique ou politique et est contraire aux principes et à la logique des relations internationales.
« De telles mesures ne parviendront pas à affaiblir la détermination et les missions du Corps des gardiens de la Révolution islamique, et renforceront par contre la cohésion interne et la détermination nationale à sauvegarder les intérêts et la sécurité du pays », ajoute le communiqué.
Le communiqué a souligné que l’approche de l’UE néglige le rôle déstabilisateur de ceux qui créent des crises dans la région, en particulier le régime « sauvage et terroriste » d’Israël.
Le CGRI a réaffirmé que de telles mesures non seulement ne contribueront pas à la paix et à la sécurité régionales, mais rendront encore plus difficile la voie vers un engagement et une coopération constructifs.
Il a été noté que les forces du Corps des gardiens de la Révolution islamique n’ont jamais hésité au cours des dernières décennies à sauvegarder l’indépendance, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran et à servir le peuple iranien.
Selon le communiqué, certains pays européens sont devenus des refuges pour divers groupes terroristes, notamment l’Organisation des moudjahidin du peuple (MKO), Daech et les courants séparatistes, et continuent de fournir aux terroristes diverses formes de soutien militaire, médiatique et logistique.
Le CGRI a déclaré que l’opinion publique mondiale attendait des pays européens qu’ils abandonnent ce comportement hypocrite et qu’ils condamnent explicitement et fermement les crimes horribles du régime terroriste d’Israël qui a détruit les infrastructures vitales de Gaza, tué plus de 70 000 personnes et blessé environ 170 000 enfants, femmes et personnes opprimées.
Cette force d’élite s’est engagée à ne ménager aucun effort pour accomplir ses missions essentielles de défense du pays et de sauvegarde de la sécurité, de la paix et de la dignité du peuple iranien.
Le CGRI a été interdit par les États-Unis en 2019, lors du premier mandat du président Donald Trump, par le Canada en 2024 et par l’Australie en 2025. L’UE a emboîté le pas aux États-Unis jeudi.
Cette désignation faisait suite aux mesures prises par l’Iran contre les émeutiers qui avaient semé le chaos dans tout le pays à l’invitation d’un monarchiste et sous l’incitation publique des dirigeants américains et israéliens fin décembre, au moment même où les États-Unis avaient intensifié leurs menaces belliqueuses contre l’Iran et renforcé leur présence militaire dans la région.
Les 8 et 9 janvier, des émeutiers et des terroristes armés, soutenus par l’étranger, ont détourné des manifestations pacifiques liées à des griefs économiques et les ont transformées en scènes de meurtres, d’incendies de mosquées, d’hôpitaux, d’ambulances et d’autobus de banlieue, et de destruction de biens publics et privés.
Les autorités iraniennes ont confirmé l’implication directe des agences d’espionnage américaines et israéliennes, qui ont fourni financement, formation et soutien médiatique aux émeutiers et aux terroristes armés agissant dans les rues.