Ce samedi 31 janvier, les forces israéliennes ont commis une nouvelle violation de l’accord de cessez-le-feu, en tuant au moins 29 Palestiniens, parmi lesquels figuraient des enfants. Ceci tombe alors que des attaques sont aussi signalées à Rafah.
Au moins cinq Palestiniens, dont trois enfants ont été tués lors d’une frappe aérienne israélienne contre un immeuble d’habitation dans le quartier de Remal, à l’ouest de la ville de Gaza, ont rapporté les services d’urgence.
Une autre frappe aérienne israélienne contre une tente abritant des personnes déplacées dans la région d’al-Mawasi, au nord-ouest de la ville de Khan Younès, a entraîné la mort d’au moins sept Palestiniens, dont trois enfants, selon des sources médicales.
Par ailleurs, une attaque à la bombe menée par les forces israéliennes contre un immeuble résidentiel dans le quartier de Daraj, à Gaza, a fait huit blessés parmi les Palestiniens.
D’après le Bureau des médias du gouvernement de Gaza, au moins 524 Palestiniens ont été tués par les forces du régime dans la bande assiégée depuis le 10 octobre 2025, date à laquelle l’accord de cessez-le-feu est entré en vigueur.
Des attaques ont été également signalées à Rafah, à la veille de la réouverture prévue du point de passage, plusieurs frappes aériennes ayant été rapportées par des habitants de zones sous contrôle israélien.
Le régime israélien devrait rouvrir dimanche 1er février le point de passage de Rafah, qui relie Gaza à l’Égypte, pour la première fois depuis sa fermeture en mai 2024. Il s’agit du principal point d’entrée à Gaza pour les Palestiniens en quête d’aide humanitaire. Les Palestiniens considèrent le passage de Rafah comme une bouée de sauvetage pour des dizaines de milliers de personnes ayant besoin de soins médicaux à l’extérieur du territoire, où la majorité des infrastructures de santé a été détruite.
La réouverture de ce point de passage marque la première étape majeure de la deuxième phase du cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Son ouverture, prévue pendant la première phase du cessez-le-feu, s’est heurtée au refus du régime israélien qui a exigé le retour de la dépouille du dernier captif israélien mort.
Ceci intervient alors qu’Israël a récemment annoncé qu’il autoriserait une « circulation limitée » des personnes ayant reçu une autorisation de sécurité des autorités israéliennes pour entrer et sortir de la zone. Cependant, aucune aide humanitaire ne sera autorisée à y entrer.
À la suite de l’annonce du régime israélien, le mouvement de résistance palestinien Hamas a appelé l’entité sioniste à respecter les clauses stipulées dans l’accord de cessez-le-feu autorisant la libre circulation des Palestiniens tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la bande de Gaza par le point de passage de Rafah.