Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que Téhéran n’accueillerait jamais favorablement la guerre, tout en lançant un avertissement sévère en ce sens que toute agression contre le pays ou son peuple se verra répondre par une riposte « immédiate et décisive ».
Pezeshkian a fait cette remarque lors d’une conversation téléphonique avec le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, ce vendredi 30 janvier, dans un contexte de tensions accrues entre l’Iran et les États-Unis.
Le président Pezeshkian a par la suite énuméré des actions hostiles menées par les États-Unis et le régime israélien contre l’Iran, de la politique des sanctions et pressions maximales, à l’incitation et l’appui aux émeutes suivies de menaces verbales bellicistes, passant par une guerre de douze jours en juin dernier.
« L’Iran n’a jamais souhaité et ne souhaitera jamais la guerre sous quelque forme que ce soit, et considère qu’elle ne profite à personne. Cependant, il est regrettable que les pays occidentaux aient, par leurs actions, démontré que malgré leurs allégations, ils ne sont pas réellement attachés à la diplomatie et aux principes du droit international », a-t-il ajouté.
Il a également indiqué que l’approche de l’Iran repose sur l’interaction et le dialogue fondés sur le droit international, le respect mutuel et le rejet des menaces et du recours à la force pour résoudre les problèmes.
Le président iranien a toutefois souligné que toute agression contre le pays et la nation recevrait une réponse « immédiate et décisive ».
« Garantir la sécurité et instaurer une paix et une stabilité durables dans la région figure parmi les priorités fondamentales de l’Iran », a par ailleurs réaffirmé le président Pezeshkian.
Il a salué les prises de position des pays musulmans en faveur de la République islamique d’Iran et a souligné l’importance de déployer des efforts constants entre les États de la région pour réduire les tensions et consolider la paix et la stabilité. Le chef de l’État a souligné que le développement des relations avec les pays voisins et musulmans dans tous les domaines figure parmi les priorités stratégiques de la politique étrangère iranienne.
Cet appel téléphonique intervient dans un contexte de menaces verbales de la part des États-Unis. Le président américain Donald Trump a récemment déclaré aux journalistes qu’une « autre magnifique armada » de navires de guerre se dirigeait vers l’Iran.
Dans des déclarations ultérieures et des publications en ligne, Trump a affirmé que ce déploiement visait à faire pression sur Téhéran pour qu’il négocie, avertissant que l’échec d’un accord déclencherait une frappe militaire « bien pire » que l’attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes en juin 2025.
L’Iran a rejeté à maintes reprises les menaces et la coercition, insistant sur le fait que la diplomatie ne peut aboutir sous la pression ou l’intimidation. Le pays s’est dit prêt à dialoguer s’il s’agit de négociations justes et fondées sur le respect mutuel, tout en avertissant que toute attaque militaire des États-Unis ou de leurs alliés contre ses intérêts entraînerait une riposte rapide et décisive.
Les Émirats arabes unis déploient des efforts diplomatiques pour apaiser les tensions dans la région (Al Nahyan)
Le président émirati a déclaré que son pays déployait des efforts diplomatiques pour réduire les tensions dans la région.
Il a salué la position de principe de l’Iran, qui privilégie la voie diplomatique et le dialogue pour résoudre les problèmes et éviter toute guerre.
Il a exprimé la volonté de son pays de jouer un rôle constructif dans les processus diplomatiques visant à trouver des solutions susceptibles d’améliorer la sécurité, la paix, la stabilité et le progrès durables dans la région.