Une manifestation a éclaté dans les rues de Paris, capitale française, pour dénoncer la mort de deux Américains, par la police de l'immigration (ICE), ces derniers jours dans le Minnesota, aux États-Unis.
A l’appel du collectif progressiste américain Indivisible et de parlementaires français issus notamment de la gauche, les Français se sont rassemblés ce mercredi 28 janvier, devant le ministère des Affaires étrangères pour exprimer leur condamnation face la répression menée par les agents de l’ICE.
Scandant des slogans en anglais contre le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE), les manifestants brandissaient des pancartes anti-ICE sur lesquelles l'on pouvait lire « Fraternité sans frontière, ICE out », ou encore « The only good ICE is crushed ICE ».
Au cours de ses arrestations musclées de personnes supposées illégales, l’ICE a tué deux Américains qui manifestaient contre les méthodes de cette police de l’immigration dans cet État du Midwest des États-Unis.
Pour rappel, des agents fédéraux ont tué samedi 24 janvier Alex Pretti, un citoyen américain de 37 ans, infirmier en soins intensifs à l’hôpital VA de Minneapolis, qui sert les anciens combattants.
Il s'agissait de la deuxième fusillade mortelle ce mois-ci impliquant des agents fédéraux à Minneapolis, dans le cadre de la répression agressive de l'immigration menée par l'administration du président Donald Trump.
Dans les rangs des manifestants à Paris, Isobel Coen, une Américaine de 29 ans, qui envisage de faire venir sa mère en France, « car elle est inquiète pour l'avenir aux États-Unis », a déclaré à l’AFP : « Nous sommes à un tournant critique. Des citoyens sont exécutés dans la rue et si nous ne faisons rien, nous allons finir par avoir une dictature fasciste. »
Michelle Rooney, dessinatrice américaine vivant à Paris mais dont la famille habite le Minnesota, dit participer à sa toute première manifestation : «Je le fais pour ma famille dans le Minnesota qui a le sentiment de ne pas pouvoir manifester», a-t-elle dit.
Minneapolis, aux États-Unis, reste sous le choc du décès d'Alex Pretti, infirmier de 37 ans, tué par des agents de la police aux frontières (CBP), après celui de Renee Good, une mère de famille du même âge, le 7 janvier sous les balles de la police de l'immigration (ICE).
Dans un communiqué, les parlementaires réunis au sein de la Digue, collectif à l'origine du rassemblement, ont dénoncé la politique anti-immigration du président américain Donald Trump.
Ainsi, la police aux frontières a annoncé qu'elle avait suspendu, dès samedi, les deux agents impliqués dans la mort d'Alex Pretti.
L’arrivée prochaine de la très controversée police anti-immigration américaine (ICE) en Europe dès la fin de semaine prochaine pour les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina afin d’assurer la sécurité de hauts dignitaires américains est très critiquée.
Après les élus de gauche au Parlement européen, Giuseppe Sala, le maire de Milan, a indiqué, ce mardi, que les agents de l'ICE n'étaient « pas les bienvenus » aux JO de Milan-Cortina. Il a qualifié la police de l’immigration américaine de « milice qui tue » et qui « entre chez les gens en s'auto-délivrant l'autorisation ».