La Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l'Islande, l'Irlande, le Japon, la Norvège, le Portugal, l'Espagne et le Royaume-Uni ont « fermement » condamné mercredi la récente démolition par Israël du complexe abritant le siège de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés de la Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à Qods-Est.
« Cet acte sans précédent commis par un membre de l'ONU contre une agence des Nations Unies constitue la dernière tentative inacceptable de saper sa capacité d'action », ont déclaré les ministres des Affaires étrangères des onze pays dans un communiqué conjoint.
Ils ont exhorté le régime israélien à respecter ses obligations internationales afin de garantir la protection et l'inviolabilité des locaux des Nations Unies et à cesser toute démolition après son entrée par la force, le 20 janvier, dans le complexe abritant le siège de l'UNRWA, situé dans le quartier de Sheikh Jarrah à Qods-Est occupée, et sa démolition à l'aide de bulldozers et d'engins de chantier.
Le communiqué réitère la « profonde préoccupation » concernant l’application par Israël de la législation, adoptée par le Parlement israélien en octobre 2024 et renforcée en décembre 2025, interdisant tout contact entre les entités et les représentants israéliens et l’UNRWA, et « empêchant de facto toute présence de l’UNRWA » en Palestine occupée, « y compris la fourniture d’électricité, d’eau et de gaz aux propriétés enregistrées auprès de l’UNRWA ».
Les ministres des Affaires étrangères ont réaffirmé leur soutien à la mission « indispensable » de l’UNRWA, qui consiste à fournir des services essentiels aux Palestiniens, insistant sur le fait que l’agence « doit pouvoir opérer sans restriction ».
Ils ont appelé Israël à respecter pleinement ses obligations de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire à la bande de Gaza, conformément au droit international.
Malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, la situation demeure critique et l’aide est insuffisante pour répondre aux besoins de la population.
Le communiqué appelait également Tel-Aviv à autoriser l’acheminement sûr et sans entrave de l’aide humanitaire, à garantir le fonctionnement des ONG internationales à Gaza, à rouvrir tous les points de passage, « y compris les plans annoncés pour la réouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens », et à lever les restrictions persistantes sur les importations de biens humanitaires.