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Israël étend son occupation du nord de Gaza au-delà de la « ligne jaune » et bombarde le sud

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des soldats de l'occupation israélienne sont stationnés dans le corridor de Morag, au sud de la bande de Gaza, le 21 avril 2025.

L'armée israélienne a passé les dernières 24 heures à étendre la soi-disant « ligne jaune », s'emparant de toujours plus de terres et repoussant les Palestiniens dans des zones de plus en plus restreintes dans la bande de Gaza assiégée.

L'extension de la ligne de cessez-le-feu par les militaires d'occupation a eu lieu lundi 5 janvier, notamment dans les quartiers de Tuffah, Shujayea et Zeitoun, dans l'est de la ville de Gaza.

Les derniers rapports indiquent que les forces israéliennes se rapprochent de l'axe routier principal qu'est la rue Salah al-Din, forçant les familles déplacées qui s'étaient réfugiées à proximité à fuir.

Les bombardements d'artillerie intenses et les tirs d'hélicoptères ont également repris dans les zones situées au sud de la bande assiégée, au nord et à l'est des villes de Rafah et de Khan Younès.

Les attaques israéliennes en cours sur le terrain visent à grignoter une plus grande partie du territoire palestinien, a rapporté Al Jazeera.

Les conditions de vie dans les quartiers de Gaza sont devenues extrêmement précaires, la population de zones telles que Zeitoun, Shujayea et Tuffah ayant non seulement doublé, mais dans certains cas triplé, les habitants restant dans l'incapacité de rentrer chez eux, ajoute le rapport.

Dimanche, Israël a lancé de nouvelles attaques dans des zones de Gaza situées hors de son contrôle militaire direct. Au moins trois Palestiniens, dont un enfant, ont été tués lors d'attaques israéliennes distinctes à Khan Younès.

Israël occupe déjà concrètement au moins 53 % de la bande de Gaza

La « ligne jaune », introduite dans le cadre du plan en 20 points du président américain Donald Trump pour Gaza, s'étend du nord de Gaza jusqu'aux abords de Rafah, au sud.

Ces derniers développements surviennent alors qu'une tempête hivernale s’est abattue sur Gaza et vient aggraver la misère de centaines de milliers de Palestiniens réfugiés sous des tentes après plus de deux ans de guerre génocidaire.

Selon une autre dépêche, un immeuble de cinq étages appartenant à la famille al-Shana, situé dans le camp de Maghazi, au centre de Gaza, s'est effondré. Il avait été bombardé par Israël fin 2023.

L'agence de presse WAFA a rapporté que les équipes de la Protection civile recherchent des personnes disparues sous les décombres. Au moins cinq personnes ont été blessées.

En outre, l'armée israélienne continue de bloquer une importante quantité d'aide humanitaire internationale qui s'accumule aux points de passage de Gaza.

Malgré une trêve négociée par les États-Unis, Israël n'autorise l’entrée qu'une fraction de l'aide promise à Gaza et laisse la population confrontée à une grave insécurité alimentaire.

Parallèlement, certains médias locaux ont rapporté que les attentes concernant une possible réouverture du point de passage de Rafah avec l'Égypte se sont accrues, alimentant à la fois le désespoir et une profonde crainte.

Pour beaucoup à Gaza, l'espoir existe que les malades et les blessés pourront accéder aux soins médicaux. Mais d'autres craignent que cela ne devienne une sortie à sens unique, soulevant des inquiétudes quant à une expulsion définitive - ce qui équivaudrait à un nettoyage ethnique israélien - et à la possibilité pour ceux qui partent d'être autorisés à revenir.

Au moins 420 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu il y a trois mois.

Au moins 71 388 Palestiniens ont été tués et 171 269 autres blessés depuis le début de la guerre en octobre 2023.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV