Le Louvre, musée le plus connu au monde, à de nouveau été en grève ce lundi 5 janvier. Le mouvement de grève, lancé le 15 décembre avait été suspendu le 19 décembre, mais l’intersyndicale CGT-CFDT-Sud avait donné rendez-vous aux personnels le lundi de la rentrée pour décider des suites du mouvement.
Les agents du musée du Louvre, réunis ce lundi matin en assemblée générale à l’appel d’une intersyndicale, ont voté la grève à l’unanimité pour protester contre leurs conditions de travail dans le musée, qui reste « ouvert partiellement ».
« Environ 350 personnes, de différents métiers – régie, conservation, fonctions supports – ont voté, à l’unanimité » pour la reprise du mouvement, rapporte le quotidien français Le Soir.
« Vote unanime en AG pour la reconduction », « la lutte continue en 2026 », a de son côté écrit la CGT-Louvre sur son compte instagram.
Dans un communiqué commun, les organisations syndicales estiment que les propositions transmises par le ministère de la Culture sont « toujours jugées insuffisantes et en dessous des réalités du quotidien », dénoncent-elles. Une colère qui ne faiblit pas depuis plusieurs semaines.
Ce mouvement social s’inscrit dans un contexte de crise pour l’établissement. Le 8 décembre dernier, les personnels avaient déjà voté le dépôt d’un préavis de grève reconductible et demandé l’ouverture de négociations au niveau du ministère de la Culture afin d’obtenir des réponses à des revendications jugées « urgentes » par les syndicats.
Le Louvre traverse une période particulièrement éprouvante. Depuis le cambriolage dans la galerie d’Apollon, l’état général du musée a été pointé du doigt à de nombreuses reprises.
Les agents sont mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, notamment pour la surveillance des salles, contre la hausse des tarifs pour les touristes non-Européens – une mesure entrant en vigueur le 14 janvier – ou encore contre la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre.