Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre une entreprise, qu’ils prétendent affiliée au Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et pour son ingérence présumée dans les élections présidentielles américaines de 2024.
La désignation a été annoncée mardi par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Trésor américain et visait la filiale du CGRI, qu’il a identifiée comme le Cognitive Design Production Center (CDPC).
Une déclaration sur le site web du Trésor avance que le CDPC a planifié des opérations d’influence depuis au moins 2023 pour susciter des tensions au sein de l’électorat américain pour le compte du CGRI.
L’Iran a rejeté à plusieurs reprises les accusations selon lesquelles il aurait interféré dans les élections dans d’autres pays, notamment aux États-Unis.
La mission permanente de l’Iran auprès des Nations Unies a publié fin août un communiqué rejetant ces allégations.
« De telles allégations sont infondées », a déclaré la mission après que le FBI et plusieurs autres agences de renseignement américaines ont allégué que l’Iran avait été impliqué dans le piratage des campagnes de Trump et de sa rivale démocrate Kamala Harris.
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« Comme nous l’avons réitéré précédemment, la République islamique d’Iran n’a ni l’intention ni le motif d’interférer dans l’élection présidentielle américaine », indiquait le communiqué.
Les autorités iraniennes soulignent que la politique de Washington consistant à imposer de nombreuses sanctions à Téhéran vise uniquement à contraindre le pays à se soumettre aux concessions politico-militaires.