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Zoom Afrique du 26 octobre 2023

Zoom Afrique du 26 octobre 2023

Les titres de la rédaction :

  • Le FMI approuve le décaissement de 275,7 millions $ en faveur du Sénégal
  • Nigeria : les services reprennent à l’aéroport de Kaduna après plus de 18 mois d’interruption à cause de la menace terroriste
  • Madagascar : le graphite de Molo sera testé pour le marché japonais et sud-coréen des véhicules électriques
  • Ghana : Kofa et le groupe chinois TAILG signent un accord pour déployer 200 000 motos électriques en Afrique

Les analyses de la rédaction :

Niger : la CEDEAO fait marche arrière

Il semble que le fait que la Cédéao ait pour le moment abandonné l’option militaire contre le Niger dérange l’axe occidental, et c’est ainsi que ce dernier exprime ce mécontentement :

« L’option d’une intervention militaire de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest au Niger a-t-elle été abandonnée ? Plusieurs pays qui avaient annoncé mettre des troupes à disposition de la Cédéao ont en tout cas pour le moment démobilisé leurs troupes. Dans les milieux officiels de Bissau, Dakar et Abidjan, on le reconnaît : les troupes mobilisées pour une éventuelle intervention militaire au Niger ne sont plus en alerte. Un interlocuteur va plus loin : “Elles sont même pour le moment démobilisées”, dit-il au sujet des troupes de son pays. La date tenue secrète pour l’éventuelle intervention contre les auteurs du coup d’État est même derrière nous, confie un diplomate de la présidence de la Cédéao », lit-on à ce sujet sur RFI.

En effet, non seulement le Niger, mais aussi ses alliés malien et burkinabè avaient clairement annoncé que si la Cédéao procédait à une intervention militaire, ils ne resteraient pas les bras croisés et répondraient à toutes tentatives de déstabilisations. Visiblement et au moins pour le moment, la Cédéao a décidé de ne pas faire effondrer la région dans une guerre multidimensionnelle.

Et voyant les réticences émanant du Nigeria, locomotive de cette potentielle intervention, plusieurs pays contributeurs de troupes temporisent. La Côte d’Ivoire, dont les troupes devraient dans un premier temps se regrouper à Daloa, ville du centre ouest du pays, ne sont plus en alerte. Les troupes sénégalaises et ghanéennes non plus.

En effet, de leur côté et dès les premières heures du coup d’état nigérien, dans des courriers communs adressés à l’ONU et à l’Union africaine (UA), les ministres malien et burkinabè des Affaires étrangères ont appelé les organisations internationales à leur responsabilité pour empêcher toute intervention militaire au Niger.

Le Cédéao n’a pas commis l’erreur de trop pour le moment. Affaire à suivre...

Au Mali, on se mobilise pour aider les Palestiniens

Des associations musulmanes mobilisent des fonds au profit des populations de Gaza soumises à un blocus de l’armée israélienne.

C’est à travers des annonces dans toutes les mosquées que les imams du Mali ont informé les fidèles autour de cette initiative portée par plusieurs associations musulmanes qui ont décidé d’apporter leur soutien au peuple palestinien, à travers cette collecte de fonds. Aider la Palestine à tout prix Uhud Koné est l’imam de la mosquée Salam, du quartier Zerny, en périphérie de Bamako. Il est également le président de l’Association malienne de la culture et de la solidarité. « Nous considérons le problème de la Palestine comme étant un problème religieux. Ce sont nos coreligionnaires musulmans. Si nos frères sont en difficulté, il faut leur venir en aide selon nos moyens et nos capacités », dit le guide religieux. Il évoque aussi les raisons humanitaires. « La deuxième chose est que nous sommes des êtres humains, il faut donc faire des actions humanitaires en faveur des frères en difficulté et dans le besoin. Cela nécessite qu’on leur vienne en aide ».

Selon l’islamologue Al Hassan Bah, le soutien du peuple malien au peuple palestinien est logique. « Que ce soit la première République au moment de l’indépendance, la deuxième, la troisième voire la nouvelle République qui est la quatrième, tel a été l’engagement des gouvernements successifs du Mali », estime l’islamologue.

 « Ils se sont toujours alignés sur la défense du peuple opprimé de la Palestine.

Aidez la Palestine va au-delà des questions religieuses », rappelle-t-il, en ajoutant que « le Mali a toujours eu une position claire sans équivoque sur le droit de la Palestine à vivre en paix », ajoute-t-il.

 Et c’est également ce que le Premier ministre de transition Choguel Kokalla Maiga a dit ce lundi à Hadi Shebli, ambassadeur de Palestine au Mali.

Paul Biya va-t-il accueillir les soldats français chassés du Niger ?

par Cameroun Web

Devenus indésirables dans plusieurs pays du Sahel, les militaires français sont contraints de faire bagage pour rejoindre leur pays. Le Niger qui acceptait sur son sol des bases militaires françaises jusqu’au coup d’État du 26 juillet 2023 a décidé de mettre fin à tous les accords militaires signés avec la France tout en priant les militaires français de quitter le territoire nigérien dans les meilleurs délais. Selon les informations, les nouvelles autorités du Niger ont refusé que les troupes françaises transitent par le Bénin, le pays limitrophe du disposant d’un port. C’est ainsi que les militaires qui seront évacués par la route seront contraints de passer par le Tchad, puis par le Cameroun.

La France se retrouve dans une situation peu confortable en Afrique subsaharienne. Ses militaires sont chassés au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Le cas du Niger a été un coup dur pour Macron qui a mis plusieurs semaines pour avaler la pilule. Le président français s’était engagé dans un bras de fer insensé Niamey sans aucun fondement légal. En représailles, le Niger a ordonné aux prestataires de couper toutes les livraisons aux soldats français qui avaient refusé de plier bagage. Cloîtrés dans leurs casernes et voyant leurs ravitaillements finir, les militaires ont finalement été autorisés à rejoindre leur pays. Problème, le Benin et Nigeria (dans une certaine mesure), le Sénégal et la Côte d’Ivoire soutiennent une intervention militaire au Niger pour déloger le général Tchiani et ses hommes. C’est en partie la raison pour laquelle Niamey a refusé que les militaires français transitent par le Bénin ou encore le Nigeria. Le Cameroun est ainsi la seule option qui reste pour Macron même si ses rapports avec Paul Biya ne sont pas les plus cordiaux.

L’ambassadeur de la France au Cameroun multiplie les tractations pour faciliter le transit de ses compatriotes par le Cameroun. Il a en effet rencontré le président de la République Paul Biya.

 « C’est encore un peu tôt pour aborder ces sujets. Je pense qu’ils seront abordés un peu plus tard lorsque le moment sera venu. Mais, effectivement, sans trop vous engager, vous l’avez suivi, les troupes françaises quittent le Niger, progressivement, par avion, par la route. Il y aura certainement un moment où il faudra voir dans quelle mesure ces forces pourront transiter par le Cameroun pour rejoindre Douala qui est le port naturel de toute la région », a déclaré l’Ambassadeur de France.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV