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Zoom Afrique du 31 juillet 2023

Zoom Afrique du 31 juillet 2023

Les titres de la rédaction :

  • Côte d’Ivoire : lancement des travaux de construction d’un marché de gros de 40 millions $ à Yopougon
  • La production togolaise de mangues a atteint 50 500 tonnes en 2022, soit +31%
  • La Namibie est le 1er producteur africain d’uranium
  • Air Algérie dessert la Russie avec sa nouvelle ligne Alger - St-Pétersbourg

Les analyses de la rédaction :

1. Burkina: Traoré sur le chemin de la libération du continent

En promouvant sa coopération avec les pays africains, Moscou travaille sur l’ouverture de nouvelles ambassades sur le continent. De nouvelles missions seront ainsi inaugurées en Guinée équatoriale et au Burkina Faso. 

La Russie va bientôt ouvrir des ambassades en Guinée équatoriale et au Burkina Faso, a déclaré à la presse Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du Président russe pour le Proche-Orient et l’Afrique en marge du Sommet Russie-Afrique. 

Pour l’instant, les fonctions de représentation au Burkina Faso sont exécutées par l’ambassade de Russie en Côte d’Ivoire et celles en Guinée équatoriale par l’ambassade au Cameroun. 

Moscou envisage également de rouvrir un consulat général à Benghazi, en Libye, le précédent ayant été fermé en 1992. 

En outre, la Russie œuvre pour ouvrir des missions diplomatiques au Soudan du Sud, a ajouté le vice-ministre russe des Affaires étrangères. L’ambassade sud-soudanaise à Moscou fonctionne “énergiquement et bien”, a estimé M. Bogdanov. La Russie est représentée dans ce pays, en attendant, par l’ambassadeur en Ouganda Vladlen Semivolos. 

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova avait elle aussi fait savoir que la Russie menait des négociations concernant l’ouverture sur le continent africain de nouvelles ambassades. 

Le Président de la Transition burkinabé, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré et sa délégation ont eu le samedi en fin de matinée, une séance de travail avec le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine qui était à l’occasion entouré de ses proches collaborateurs. 

Cette séance de travail a été une occasion pour les deux Chefs d’Etat de réaffirmer la solidité de leur relation et la ferme volonté de travailler à son renforcement. A cette occasion le Président de la Transition a signifié l’amitié ardente entre les peuples burkinabè et russes. Le président Vladimir Poutine qui a remercié le président de la Transition pour sa participation au 2e sommet Russie-Afrique a souligné que « les liens entre nos pays sont amicaux ». 

Dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays, le président Poutine a décidé de la réouverture de l’ambassade de Russie fermée depuis 1992. « Le travail de notre ambassadeur va donner un élan au développement de nos relations », a-t-il soutenu. 

Au cours des travaux, le Chef de l’Etat le Capitaine Ibrahim Traoré a souhaité également un renforcement des échanges commerciaux entre la Fédération de Russie et le Burkina Faso. En effet, notre pays dispose d’une grande diversité de produits qui pourraient intéresser les partenaires russes. 

Selon le Chef de l’Etat, à l’occasion des rencontres bilatérales pendant le Forum économique, les produits comme la mangue, l’anacarde et d’autres produits agricoles ont suscité de l’intérêt chez les partenaires russes. 
Aussi, le Chef de l’Etat a-t-il invité les entrepreneurs russes à la construction d’usines de transformation de certains de ces produits au Burkina. « Ce qui va contribuer à intensifier nos échanges commerciaux », a expliqué le Président de la Transition. 

Les questions d’énergie électrique et des hydrocarbures ont été abordées par le Capitaine Ibrahim Traoré qui a soutenu la volonté du Burkina Faso de faciliter la construction si possible d’une centrale nucléaire dans notre pays pour produire de l’électricité et de réorienter « la majorité de nos importations en hydrocarbures vers la Russie ». 

« Nous accorderons une importance particulière au développement des relations avec le Burkina Faso », a déclaré le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine. A cet effet « nous sommes prêts à travailler ensemble pour développer les coopérations économique et commerciale entre nos deux pays », a soutenu le président Poutine. 

Le Président de la Fédération de Russie a noté une bonne collaboration des deux pays au sein de l’ONU et au sein d’autres organisations internationales. Il a annoncé l’octroi d’une aide humanitaire de 10 millions de dollars à plusieurs pays africains à travers le Programme alimentaire mondiale (PAM) dont 2,5 millions de dollars seront destinés au Burkina Faso. 

Par ailleurs, le capitaine Traoré a également apprécié le fait que la Russie livre gratuitement des céréales au Burkina Faso. Le président Traoré a quand même estimé souhaitable que son pays puisse en produire lui-même. “On en a discuté bien au-delà pour que la Russie puisse nous aider, maintenir la production de matériel agricole et pour qu’on puisse être indépendants sur ce volet-là”. 

Le vendredi, devant ses pairs africains réunis autour du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, le Chef de l’Etat burkinabé a défendu l’engagement et la détermination du peuple burkinabè face à l’hydre terroriste. « Le peuple burkinabè a décidé de lutter contre l’hydre terroriste pour relancer son développement. Dans cette lutte, de vaillantes populations se sont engagées à prendre des armes face au terrorisme », a déclaré le Président de la Transition qui n’a pas manqué de fustiger tous ces « impérialistes » qui traitent les Volontaires pour la défense de la Patrie de milices. 

À cet effet, il a insisté pour plus de solidarité et d’unité des chefs d’Etat africains face aux discours impérialistes et néocoloniaux. « Il faut que nous les chefs d’Etat africains arrêtions de nous comporter en marionnettes qui dansent à chaque fois que les impérialistes tirent sur les ficelles », a-t-il soutenu. 

Aussi, a-t-il souhaité que « ce sommet soit l’occasion de pouvoir tisser de très bonnes relations en vue d’un meilleur avenir pour nos peuples ». Tout en saluant le geste de solidarité de la Russie envers notre pays, le Capitaine Ibrahim Traoré a invité ses pairs africains, au regard de la richesse du continent et de ses énormes potentialités en matière agricole, au travail pour assurer l’autosuffisance alimentaire aux populations. 

Face à ses homologues africains, le président Poutine a réaffirmé son soutien pour la présence de l’Union africaine dans le G20 et dans le cadre de la réforme du conseil de sécurité de l’ONU, la place pour le continent dans cette instance. « Il est temps de corriger l’injustice historique à l’égard du continent africain », a souligné le président russe qui s’insurge contre les sanctions unilatérales et les mesures punitives qui sont contreproductives pour le développement. 

Ce 2e sommet « Russie-Afrique » placé sous le thème : « Paix, sécurité et développement » a été un tremplin pour le président russe de revenir sur la volonté de la Russie de collaborer étroitement avec les Etats africains dans la lutte contre le terrorisme à travers la formation et les équipements et pour les actions de développement. 

2. Mali-Russie: le message de Goita touche le monde entier

Présent aux côtés des autres Présidents africains à Saint Pétersbourg, en Russie pour le 2ème Sommet Russie-Afrique, le président malien, Assimi Goïta, s’est exprimé lors des travaux du deuxième jour de ce rendez-vous important. Face à Vladimir Poutine et à ses homologues, le président malien s’est penché sur plusieurs sujets touchants dont l’origine de l’insécurité dans le sahel, les acquis de la coopération russo-malienne, l’échec du mandat des forces étrangères au Mali, la problématique de représentation de l’Afrique au sein de l’ONU… 

Le président Assimi Goita a profité du sommet pour transmettre un discours révolutionnaire au monde entier. Loin de se limiter à des salutations fraternelles suivies des remerciements à l’endroit de Vladimir Poutine pour ses efforts multiformes au Mali en proie à l’insécurité, il n’a pas manqué de cracher ses quatre vérités aux pays ennemis déguisés en amis, voire aux puissances occupant toujours les postes stratégiques de l’ONU. Le président de la transition a estimé que la tenue du Sommet de Saint Pétersbourg, moins de quatre ans après celui de Sotchi en 2019 témoigne, une fois de plus, de la qualité du partenariat stratégique entre la Russie et l’Afrique. Lequel est non seulement fondé sur une amitié de longue date, mais aussi, dit-il haut et fort, sur la sincérité et le respect mutuel. De son long discours, il ressort clairement que le Mali n’a certes pas de continuité géographique, encore moins de langue en commun avec la Russie. Cependant, dit-il, « nos deux pays entretiennent de solides relations d’amitié et de coopération depuis 1960 ». L’invité spécial de Poutine fera également comprendre ceci aux Chefs d’Etats africains : « En dépit des bouleversements intervenus, nos relations avec la Russie se sont densifiées et diversifiées avec des succès et des réalisations dans les domaines stratégiques comme les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la géologie, les mines ainsi que la défense et la sécurité ». Aussi, a-t-il ajouté, malgré la situation géopolitique et la conjoncture mondiale, il est évident, et cela est bien un constat, que le peuple malien est fortement mobilisé aux côtés des Autorités de la transition dont l’objectif est de construire et consolider, dans la durée, un partenariat stratégique gagnant-gagnant entre le Mali et la Fédération de Russie pour, souligne-t-il, le bonheur des deux Peuples. Et d’être on ne peut plus clair : « Un tel partenariat est d’autant plus indispensable que la Russie a su prouver dans les moments difficiles, son statut de partenaire traditionnel du Mali, tant par sa fiabilité que par son dynamisme dans l’accompagnement de notre pays pour, ajoute-t-il, relever les défis cruciaux du moment tout en respectant notre souveraineté ». Avec l’appui de la Russie, le Mali recouvre progressivement sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Les Forces de Défense et de Sécurité opèrent, à cet effet, en toute autonomie et liberté d’action. Mieux, elles sont désormais dans une posture offensive, reprennent du terrain et réduisent de façon significative les attaques ciblant les camps militaires et les civils. Chose qui, annonce Assimi Goïta, est en train de permettre le retour progressif des personnes déplacées et des services sociaux de base dans plusieurs localités. Le Mali a noué avec la Russie un partenariat militaire dont le président de la transition dit saluer la fiabilité. La coopération entre les deux pays s’est également étendue dans des volets comme le renforcement des capacités en ressources humaines via l’augmentation des bourses d’études dans les secteurs stratégiques ainsi qu’aux relations économiques et commerciales. Aussi, l’intervenant trouve que les destins des peuples africains et russes ne sont plus jamais liés de nos jours. Une situation exigeant, selon lui, une réponse collective et appropriée aux défis auxquels les deux partenariats de longue date se trouvent confrontés. 

Tout comme ses ministres, le président Goita pointe du doigt l’intervention inutile de la France et ses soutiens en Libye comme cause de l’aggravation des crises sécuritaires dans le sahel. « Comme vous le savez, la région du sahel en général et le Mali en particulier est, depuis quelques années, en proie à une crise multidimensionnelle, résultante de l’intervention de l’OTAN en Libye. Cela a rendu plus vulnérables des populations déjà confrontées aux effets combinés des facteurs sécuritaires, sociopolitiques, économiques, climatiques, environnementaux et récemment sanitaires liés à la pandémie du Covid-19 ». À cet effet, les forces étrangères venues pour aider le Mali n’ont pas réussi leurs missions. D’où le choix stratégique du Mali après une décennie de leur présence sans résultats tangibles. Une présence dont le schéma tracé consistait à entretenir la menace sur le territoire malien et à maintenir les Maliens dans la dépendance. Aux membres des Nations unies présents, il dira que le Mali reste attaché à la coopération internationale, au multilatéralisme et à un ordre international basé sur des règles justes et équitables. Il est donc, enchaine-t-il, primordial que tous les membres de l’ONU respectent les valeurs et principes fondamentaux du droit international et agissent de manière à protéger et à faire respecter la Charte des Nations unies. La sécurité internationale passera forcément, estime le colonel, par une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. « Notre Organisation commune doit s’adapter au monde multipolaire afin de conserver toute sa crédibilité. L’instrumentalisation et la politisation de la question des droits de l’homme doivent cesser, de même que le système de deux poids, deux mesures », lance-t-il aux membres de l’ONU. Puis d’indiquer que la question de l’élargissement du Conseil est, de nos jours, un point majeur à l’ordre du jour. Elle est nécessaire et justifiée avec la proposition de l’Union africaine qui réclame seulement deux sièges permanents pour l’Afrique. Estimant que la situation économique mondiale est inquiétante, le président de la transition trouve que le Sommet de Saint Pétersbourg donne l’opportunité de tracer les contours d’un espace commun de prospérité, de stabilité et de sécurité.

3. La France et les USA menacent militairement le Niger ? 

Suite aux derniers évènements au Niger, voici le point sur l’actualité.  

Des milliers de manifestants favorables au coup de force des militaires ont ciblé l’ambassade de France ce dimanche. 

La France a menacé de répliquer à toute attaque contre ses ressortissants et ses intérêts au Niger. « Quiconque s’attaquerait aux ressortissants, à l’armée, aux diplomates et aux emprises françaises verrait la France répliquer de manière immédiate et intraitable », a averti l’Élysée. Le président Emmanuel Macron « ne tolérera aucune attaque contre la France et ses intérêts ». 

500 à 600 ressortissants français se trouvent actuellement au Niger, selon le Quai d’Orsay. En cas de flambée des violences, Paris pourrait potentiellement décider de leur évacuation, avec l’aide des militaires français actuellement déployés sur place. 

Les militaires au pouvoir sont soutenus par l’armée et la population nigérienne.  

Des milliers de manifestants se sont réunis dimanche devant l’ambassade de France à Niamey, avant d’être dispersés par des tirs de sommation de militaires français et des grenades lacrymogènes. 

Certains ont voulu entrer dans le bâtiment, d’autres ont arraché la plaque affichant « Ambassade de France au Niger », avant de la piétiner sur le goudron et de la remplacer par des drapeaux russe et nigérien. 

Le ministère français des Affaires étrangères a condamné « toute violence contre les emprises diplomatiques dont la sécurité relève de la responsabilité de l’État hôte ». 

Ce rassemblement en soutien au coup d’État a été organisé alors que les pays d’Afrique de l’Ouest, réunis ce dimanche à Abuja, au Nigeria, en sommet extraordinaire, ont donné une semaine aux militaires pour ramener l’ex-président Mohammed Bazoum au pouvoir, n’excluant pas un « recours à la force ». La CEDEAO s’aligne alors sur la même ligne que la France et les États-Unis. 

Le Secrétaire d’État américain, Anthony Blinken s’est réjoui de décisions issues du sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la situation au Niger. 

Le diplomate américain salue le leadership des chefs d’État et de gouvernement de la sous-région et soutient un retour rapide de Mohamed Bazoum aux affaires. 

L’Élysée a assuré que la France soutenait « toutes les initiatives régionales » visant à « la restauration de l’ordre constitutionnel » et au retour du président élu Mohamed Bazoum. 

Samedi, Emmanuel Macron avait réuni un conseil de défense et Paris a décidé, dans la foulée de l’Union européenne, de suspendre ses aides au pays. 

Les heurts de dimanche, les slogans anti-français et le déploiement de drapeaux russes dans les rues de Niamey, rappellent évidemment les évènements qui se sont produits au Mali et au Burkina Faso.  

C’est d’ailleurs le mouvement civil M62, qui avait déjà protesté contre l’opération Barkhane de l’armée française au Sahel et au Sahara, qui a lancé l’appel à manifester ce dimanche devant l’ambassade de France à Niamey. 

Le président déchu Mohamed Bazoum est pour le moment séquestré depuis le 26 juillet dans sa résidence privée au palais présidentiel par sa garde rapprochée, dont le chef, le général Abdourahamane Tiani, préside le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). 

L’avenir de la coopération militaire franco-nigérienne semble aujourd’hui hautement incertain. 

Avec 1.500 militaires français sur place, des bases militaires françaises, des entreprises qui pillent l’uranium du Niger, des bases aériennes américaines, et une base militaire de la CIA, etc...il est clair que ce nouveau coup de force met en branle la majorité des intérêts occidentaux. 

En effet, la France qui s’est faite mise à la porte du Mali et du Burkina Faso avait trouvé refuge au Niger, mais risque également de se faire mettre à la porte du pays. 

Sur le plan économique, peu d’entreprises françaises sont présentes au Niger à part Orano (ex-Areva). 

Le groupe, spécialisé dans le cycle du combustible nucléaire et qui emploie quelque 900 salariés dans le pays – essentiellement des personnels locaux –, a indiqué jeudi suivre de très près la situation de ses mines d’uranium. 

Sur la période 2005-2020, le Niger a été le troisième fournisseur d’uranium à la France, contribuant pour 19 % de ses approvisionnements, derrière le Kazakhstan et l’Australie, selon le comité technique Euratom. 

Pour ce minerai, le Niger « n’est plus le partenaire stratégique de Paris comme il a pu l’être dans les années 1960-1970 », a commenté Alain Antil, directeur du centre Afrique subsaharienne à l’Institut français des relations internationales (IFRI). 

Les intérêts des Occidentaux sont donc énormes et la panique monte. La CEDEAO, qui est un outil utilisé par Paris et Washington, s’est carrément dite prête à choisir l’option militaire contre le Niger.  

Alors que la CEDEAO a imposé des sanctions sévères à l’encontre du Niger et des autorités militaires au pouvoir, elle a évidemment fait la joie de la France et des États-Unis, qui a, dans un communiqué de son ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a indiqué que « la France salue les décisions prises par les chefs d’Etat de la CEDEAO (…) Elle soutient les sanctions économiques et financières décidées à l’appui de ces demandes ». 

De son côté, le président français Emmanuel Macron a également exprimé sa joie tout en rassurant la CEDEAO de son soutien. « La France soutient toutes les initiatives régionales pour restaurer l’ordre et le retour de Mohamed Bazoum », a indiqué Macron. Notons que la CEDEAO n’exclut pas une action militaire contre l’armée nigérienne en cas de non-respect de l’ultimatum d’une semaine donné au Niger. La folie n’a plus de limite. Au lieu de profiter de l’occasion pour soutenir le Niger tout comme le Burkina Faso et le Mali qui sont soutenus par toute la population africaine, la CEDEAO se montre encore une fois prête à s’attaquer à un pays frère.  

De leur côté, les nouvelles autorités nigériennes ont dénoncé une menace « d’intervention militaire imminente à Niamey » de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), avant le sommet extraordinaire de cette organisation dimanche 30 juillet à Abuja. Et ils avaient raison. 

Amadou Abdramane a lu un communiqué à la télévision nationale. L’objectif de cette rencontre est la validation d’un plan d’agression contre le Niger, à travers une intervention militaire imminente à Niamey en collaboration avec les pays africains non-membres de l’organisation et certains pays occidentaux, a-t-il déclaré. Au sein de la population nigérienne, beaucoup se sont montrés prêts à faire face à toute situation qui pourrait mettre en péril la souveraineté et l’intégrité du pays. 

Une affaire à suivre de très près. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV