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La motion de censure déposée par l'alliance de gauche Nupes contre le gouvernement Borne

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La Première ministre française Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale le 16 mars 2023 pour annoncer le 49.3 sur la réforme des retraites. ©AFP

Selon un rapport publié dans le journal Libération, Sébastien Chenu, le vice-président du parti à l’Assemblée nationale, a annoncé ce dimanche 11 juin que les députés de son camp voteraient lundi la motion de censure déposée par la Nupes, pour que la Première ministre Elisabeth Borne « s’en aille, avec sa réforme [des retraites] sous le bras ».

Dénonçant un « coup de force anti-démocratique », l’alliance de gauche Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale) a riposté, indique le journal, par une motion de censure après l’échec jeudi d’une tentative d’abrogation de la retraite à 64 ans, qui n’a pas pu faire l’objet d’un vote à l’Assemblée nationale.

« Les 88 députés du Rassemblement national seront là pour voter la motion de censure parce que nous voulons la fin de ce texte », a expliqué le député du Nord à RTL-Le Figaro-LCI.

« Nous voulons qu’il y ait un vote, car il n’y a pas eu de vote à l’Assemblée nationale » sur les retraites, a-t-il ajouté.

« Il ne s’agit pas d’une alliance avec LFI [La France insoumise], mais nous avons déjà démontré que nous étions capables de voter une motion de censure déposée par d’autres », a encore souligné le parlementaire.

Interrogé sur les chances de réussite de cette motion, il a répondu : « C’est possible, la dernière fois, il a manqué neuf voix, tout dépend des Républicains. »

Comme le rappelle le journal, une précédente motion de censure du groupe LIOT [Groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires, qui rassemble plusieurs députés du centre gauche et du centre droit] avait échoué de peu en mars, à neuf voix près, 19 députés LR [Les Républicains] sur 61 avaient voté la censure, après le recours au 49.3 par la Première ministre, Elisabeth Borne, pour faire passer la réforme.

Mais la donne a changé, juge Aurélien Pradié, qui « ne pense pas » voter la motion lundi : « Elle est déconnectée du sujet de la réforme des retraites. »

Plus tôt le jeudi 8 juin, le groupe parlementaire LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) a annoncé le retrait de son texte à l’Assemblée.

Le président du LIOT à l’Assemblée nationale, Bertrand Pancher, s’est présenté devant la presse lors de la suspension de séance pour annoncer le retrait du texte prévoyant l’abrogation de la retraite à 64 ans.

« Il ne reste plus rien dans le texte sauf évidemment les amendements de la minorité présidentielle », a regretté le président du groupe LIOT, « en responsabilité, nous avons décidé de retirer notre texte. » Quelques minutes plus tard, à l’Assemblée, Bertrand Pancher a dénoncé les attaques de l’exécutif contre l’hémicycle, et a conclu d’un solennel « Vive le Parlement ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV