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Arabie/Israël, champ d'essai des missiles et armements US

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un membre de l’US Air Force se tient près d’une batterie de missiles Patriot à la base aérienne Prince Sultan à al-Kharj, dans le centre de l’Arabie saoudite. ©AP

Les États-Unis réduisent actuellement leur défense antiaérienne en Asie de l’Ouest, après l’avoir renforcée pendant la période 2019-2020.

Dans un article, publié par le quotidien arabophone Rai al-Youm, le célèbre analyste du monde arabe et rédacteur en chef du quotidien, se penche sur la décision soudaine de Washington de retirer ses batteries antimissiles de l’Asie de l’Ouest.  

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« Dans la conjoncture où les capacités balistiques de l’Iran et la puissance militaire de ses alliés sont en pleine croissance, le Pentagone décide brusquement de retirer certaines de ses batteries antimissiles d’Irak, du Koweït, de Jordanie et d’Arabie saoudite. Le chef du Pentagone dit que certains de ces équipements seront renvoyés aux États-Unis pour une maintenance et des réparations devenues très nécessaires. Or, il s’agit d’un commentaire difficile à croire puisque normalement ce sont les ingénieurs et les techniciens qui se rendent aux lieux où sont installées les batteries et pas vice-versa. »

Atwan continue : « Les États-Unis de Trump avaient déployé leurs Patriot en Arabie saoudite afin de protéger celle-ci devant les missiles d’Ansarallah. En plus, les Américains entendaient assurer l’Arabie saoudite qui voyait en Iran une grosse menace pour sa sécurité en cas d’une escalade de tension et qui craignait des capacités balistiques en croissance des Iraniens. »

Selon l’analyste, « la décision de l’administration Biden de retirer une partie des batteries antimissiles américaines de l’Asie de l’Ouest, notamment après l’échec des Dômes de fer israéliens vis-à-vis des missiles de la Résistance palestinienne – les Dômes de fer sont une version plus avancée des Patriot – ainsi que la décision de Joe Biden de retirer toutes les forces américaines de l’Afghanistan d’ici le mois de septembre mettent en évidence quatre réalités dignes d’évoquer ».

1- Il paraît que les États-Unis ont reconnu leur défaite sur tous les fronts en Asie de l’Ouest : le golfe Persique, l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan et le Yémen. Ils se sont donc finalement décidés à empêcher leur discréditation totale et à ne plus perdre leurs dollars dans des guerres absurdes en Asie de l’Ouest. 

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2- Les Américains ont commencé à concentrer leurs moyens sur l’Asie de l’Est où la Chine s’impose comme une menace importante non seulement contre les intérêts et l’influence des États-Unis, mais en plus contre les alliés de Washington tels que le Japon, la Corée du Sud, les Philippines, Taïwan et l’Australie. 

3- La décision de la Maison-Blanche de retirer ses systèmes de défense antimissile de l’Asie de l’Ouest prouve que les pays arabes ne peuvent plus compter sur les Américains en tant qu’un allié fiable, car ces derniers les soutiennent jusqu’à ce que leurs propres intérêts soient garantis. Autrement dit, les États-Unis changement facilement de stratégie défensive dès qu’ils le considèrent nécessaire et là, ce sont les parties arabes qui se sentent les grands perdants.

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4- Les États-Unis se préparent à des cyberguerres et des guerres au drone ; ce qui signifie que les systèmes de défense traditionnels ne sont plus efficaces et qu’ils devront être remplacés. 

« Alors que les Iraniens s’apprêtent à commencer une nouvelle ère sous le mandat de leur président fraîchement élu, les alliés arabes des États-Unis se sentent lâchés par leur allié américain après avoir dépensé des milliards de dollars », a-t-il conclu.  

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SOURCE: FRENCH PRESS TV