Cette arme pesant une tonne que le Jewish Chronicle dit avoir été introduite en Iran, 8 mois avant l'assassinat terroriste du physicien nucléaire en chef iranien Dr Fakhrizadeh, le 27 novembre 2020, et qui aurait été montée sur place par une équipe de "20 agents du Mossad", aurait dû avoir été effectivement pilotée par satellite. Sinon le Mossad, qui n'en était pas à son premier coup, n'aurait jamais réussi son acte terroriste. Mais en commettant cet acte, l'axe US/Israël a eu exactement le contraire de ce qu'il cherchait : la mort en martyr de Fakhrizadeh a paradoxalement accéléré la marche en avant du nucléaire iranien.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a affirmé dans son dernier rapport que l'Iran avait installé de nouveaux équipements dans l'installation nucléaire d'Ispahan. C'est juste après que l'Iran a fait monter à 20% le taux de son enrichissement à Fordo , et annoncé l’établissement de deux cascades de centrifugeuses ultra modernes à Natanz.
Ce mercredi, l’Iran a débuté la production d'uranium métal pour alimenter son réacteur de recherche à Téhéran, ce qu'a confirmé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) tout en ayant le culot de qualifier faussement la démarche de nouvelle violation de l'accord de 2015.
N'en déplaise aux terroristes US/Israël ; l’Iran a donc introduit de nouveaux équipements dans les installations nucléaires à Ispahan et commencé depuis le 8 janvier la production de l'uranium métallique. Le matériau produit est de l'uranium métal naturel que l'Iran utilise à des fins scientifiques.
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En écho de la prise de position par l’AIEA, la Troïka européenne a déclaré dans un communiqué : "Nous, les gouvernements de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, nous sommes profondément préoccupés par la déclaration de la volonté de l'Iran de produire de l'uranium métallique."
Dans une tentative de mettre en cause la crédibilité de l’utilisation de l’uranium métallique par l’Iran, la Troïka européenne a rappelé l’engagement de Téhéran à ne pas reprendre la production de l’uranium métallique ni les recherches sur la métallurgie pour une durée de 15 ans dans le cadre de l’accord de 2015 connu sous le nom de PGAC.
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Y réagissant, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, a déclaré dans un communiqué daté du 1er janvier : "Comme annoncé par l'Organisation de l'énergie atomique, le fonctionnement de l'usine de production d'uranium métallique d'Ispahan en vertu de la loi du Parlement et la production de combustible avancé, destiné à être utilisé dans le réacteur de recherche de Téhéran, sont deux questions complètement différentes."
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Le haut diplomate fait noter que le rapport de l’Agence concerne le début des activités de recherche et de développement pour la conception du combustible silicium censé être utilisé dans le réacteur de recherche de Téhéran. L’Iran en a informé l’AIEA, ajoute-t-il, tout en fournissant les informations pertinentes sur la conception.
Khatibzadeh a souligné que dans le processus de production de combustible silicium, l'uranium métallique est un produit intermédiaire en précisant : "Le questionnaire sur la conception de l'usine d'uranium métallique d'Ispahan n'a pas été encore soumis à l'Agence et cette action sera effectuée après avoir pris les dispositions nécessaires et dans le délai fixé par la loi.''
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Mais il y a plus : le lundi 25 janvier, l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a testé la "cryptographie quantique sur de longues distances". Des chercheurs de l’Organisation ont testé pour la troisième fois et avec succès une nouvelle version iranienne de la technologie de distribution quantique de clé sur une distance relativement longue de 1 650 mètres. Le test a été effectué à la tour Milad de Téhéran. Lors de ce test à succès, les chercheurs ont utilisé des photons pour transporter un message chiffré à l’aide de clés quantiques entre deux unités, l’une stationnée à la tour Milad et l’autre aux locaux de l’OIEA situés à une distance de 1 650 mètres. Ali Akbar Salehi, le chef de l'OIEA s'en explique : "C’est un cas particulier de cryptographie quantique. Parmi les propriétés fondamentales sur lesquelles s’appuie l’échange quantique de clé, il y a notamment le théorème de non-clonage, qui garantit qu’il est impossible pour un adversaire de créer une réplique exacte d’une particule dans un état inconnu. Ainsi il est possible sous certaines conditions de détecter une tentative d’interception des communications."
Et d'ajouter : « La réussite de ce test est très prometteuse sur le plan sécuritaire et militaire. »
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Les experts ont très vite compris : moins d'un an après le lancement de son premier satellite militaire Nour-1, l'Iran est sur le point de se doter de "radars photoniques", qui font de toute "furtivité" et entre autres de celle des chasseurs de la cinquième génération que sont les F-35 ou F-22, B-2 et B-21, une bouchée de pain ! Et ce n'est pas tout.
Ce procédure cryptographique permettra une ultra sécurisation des données au sein des sites sensibles que sont les sites nucléaires. A ce rythme, l'arme satellitaire du Jewish Chronicle n'aura pas une seconde en Iran.