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Et si le coup à la nord coréenne était la meilleure voie?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La Corée du Nord révèle un nouveau SLBM* et affirme continuer ses efforts de dissuasion nucléaire/AFP

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a annoncé ce mercredi que le ministre des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha, s’est entretenu par téléphone avec le nouveau secrétaire d'État américain Anthony Blinken sur le dossier de désarmement de la Corée du Nord. L'ère Trump et ses faux idylles appartiennent au passé. Au cours de leur conversation, les deux parties ont discuté de la question du désarmement de la Corée du Nord et ont souligné que cette question était d'une grande importance et qu’elle nécessitait une coopération étroite entre les deux parties.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué : « Les deux parties ont souligné la nécessité d'aborder la question du désarmement nucléaire de la Corée du Nord dès que possible et ont convenu de poursuivre la coopération dans ce domaine. »

Il convient de dire que la Corée du Sud paie en partie les frais du déploiement des troupes américaines sur son territoire. En avril 2020, l'ancien chef du Pentagone, Mark Esper, avait déclaré que la Corée du Sud pouvait et devait payer plus pour le stationnement des troupes américaines sur la péninsule.

Le nouveau patron de la diplomatie américaine et son homologue sud-coréen ont discuté du programme d’armements de Pyongyang à un moment où les responsables nord-coréens ont dévoilé le prochain objectif immédiat de Pyongyang : dépasser la barre des 200 ogives nucléaires. Pour la Corée du Nord, la dissuasion nucléaire est la « seule et unique garantie de sauvegarder l’histoire, le présent et l’avenir de la Corée du Monde dans un monde de chiens enragés, de voleurs et de criminels psychopathes ». Quelques jours auparavant, Kim Jong-Un qualifiait les États-Unis de « plus grand ennemi de la nation coréenne ».

Or ce discours risque de déplaire fortement au voisin du Nord. Kim Jong-un a affirmé il y a deux semaines que les États-Unis sont le «plus grand ennemi» de son pays, une déclaration provocatrice à l’adresse de la première puissance mondiale à l’aube du début de mandat du président élu Joe Biden. Kim Jong-un a également assuré que son pays allait se doter d’un sous-marin nucléaire, a rapporté samedi l’agence officielle KCNA, reçue à Séoul. 

Pyongyang «devrait se concentrer et se développer en vue de subvertir les États-Unis, le plus grand obstacle à notre révolution et notre plus grand ennemi», a-t-il déclaré lors du 8e congrès du parti au pouvoir selon l’agence. Depuis l’arrivée de Kim Jong-un au pouvoir il y a neuf ans, ces programmes ont fait de remarquables avancées, avec notamment plusieurs essais nucléaires et le test d’un missile susceptible d’atteindre le territoire continental américain. Lors de la réunion du Parti des travailleurs, le dirigeant nord-coréen a également annoncé que son pays a mené à bien un plan visant à se doter d’un sous-marin nucléaire. «De nouvelles recherches de planification pour un sous-marin nucléaire ont été menées à bien et sont sur le point d’entrer dans le processus d’examen final», a-t-il déclaré selon l’agence. Le pays devrait «développer davantage la technologie nucléaire» et produire des ogives nucléaires légères et de petite taille pour être utilisées «en fonction des cibles visées», a-t-il ajouté.

Avec un esprit pareil, l'axe Séoul-Washington risque de bien souffrir vu que l'objectif annoncé est celui du "désarmement" : Prochain objectif immédiat de Pyongyang : dépasser la barre des 200 ogives nucléaires. Pour la Corée du Nord, la dissuasion nucléaire est la « seule et unique garantie de sauvegarder l’histoire, le présent et l’avenir de la Corée du Monde dans un monde de « chiens enragés, de voleurs et de criminels psychopathes » (éditorial officiel de la 1ère radio nord-coréenne). Une référence presque explicite au clan Biden/Obama/Clinton/Bush qui est revenu aux affaires à Washington. Quelques jours auparavant, Kim Jong-Un qualifiait les États-Unis de « plus grand ennemi de la nation coréenne ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV