Le corridor anti-Sanction US Iran-Venezuela tourne à plein régime, une nouvelle cargaison de pétrole étant en route pour le Venezuela. Le secteur pétrole se relève mais l'emprunte de la Résistance n'en reste pas là. Mais le méga coup latino américain de l'Iran qui a offert à la Résistance l'occasion d'opérer librement aux portes des Etats-Unis, faisant dire à certains analystes que la mise en garde du commandante ne chef de la Force Qods concernant une riposte sur le sol américain est loin d'être une simple menace, n'en reste pas là, le Venezuela étant, à l'exemple de l'Iran, sur le point d'enterrer le dollar et ce, par un moyen particulièrement subtile. Caracas a l'intention d'étendre ses commerces avec l'Iran, la Russie et la Chine à l'appui du Petro, sa monnaie digitale, pour prouver une fois de plus l'inefficacité des sanctions américaines.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré dans une interview télévisée que le dollar était une voie de sortie pour le Venezuela face aux menaces américaines et à la baisse des revenus pétroliers. Il a noté que 18,6% du total des transferts financiers du Venezuela sont en dollars, tandis que 77,5% sont effectués par carte bancaire avec le Bolivar, monnaie du Venezuela. Seuls 3,4% des paiements sont effectués en billet bolivar. Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a souligné : « Ils ont commencé une guerre contre notre monnaie nationale. […]Nous entrons dans une économie numérique plus profonde cette année. "Mon objectif est de réaliser une économie cent pour cent numérique. »
Simultanément à la chute du Bolivar en 2017, Maduro a promis que son pays aurait une monnaie virtuelle appelée Petro, basée sur les réserves de pétrole, de gaz, d'or et de diamants du pays. Petro a été lancé en 2018 et les États-Unis l'ont qualifié d'arnaque. Bien que Maduro ait promis d'utiliser le dollar américain dans l'économie, il a déclaré que l'utilisation officielle du dollar ne s’effectuerait pas dans la pratique. Dans une interview à l’occasion du Nouvel An, le président vénézuélien a annoncé qu'il élargirait les relations de son pays avec l'Iran, la Russie et la Chine au cours de la nouvelle année. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré qu'il avait l'intention d’élargir les relations avec l’Iran, la Russie et la Chine en 2021 dans le but de relancer l'économie. Maduro a ajouté vendredi : « Les portes de notre pays sont ouvertes sur le monde. Il ne fait aucun doute que nous établirons des relations spéciales avec les gouvernements de l’Iran, de la Russie, de la Chine, de Cuba, de l'Inde, ainsi qu'avec la Turquie et les pays d'Afrique du Sud.
Il convient de rappeler que l'Iran a ces dernières années participé à une série des projets d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans les secteurs de l'énergie, de l'agriculture, du logement et des infrastructures au Venezuela.
Maduro a précisé :
« Les deux pays sont très riches en ressources et le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole du monde, tandis que l'Iran possède les quatrièmes plus grandes réserves de pétrole et le plus grand gaz au monde. »
Au mépris des sanctions américaines, cinq navires iraniens ont transféré le carburant au Venezuela entre mai et juillet de l'année dernière, et un autre bateau a livré le matériel nécessaire au pays d'Amérique latine pour soutenir son industrie de l'essence, qui a été gravement endommagée.
Dans une interview vendredi, Maduro a assuré que l’an 2021 serait une année décisive pour mettre fin au blocus économique de l'impérialisme et entamer une période de relance de l'économie et de reconstruction du pays.