Intense trafic d’armes émiraties en Libye où Haftar fait ce que faisait dans son temps « l’opposition syrienne » soutenue par Sarkozy. Le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Ben Zayed, a équipé en deux semaines les forces de Haftar de trois mille tonnes d’équipements pour qu’elles puissent poursuivre les affrontements avec le gouvernement d’union nationale de Sarraj.
La quantité d’équipements que le prince héritier d’Abou Dhabi a envoyés pour les forces de Haftar est l’équivalent d’un an de soutien.
Selon le rapport, "le soutien de la Russie à Haftar à la suite des pourparlers de Moscou avec Ankara est bien manifeste".
Par ailleurs, le représentant permanent de la Libye auprès des Nations Unies, Taher Al-Sunni, reprochant à l’Égypte et aux Émirats arabes unis de tenter d’intensifier la crise en Libye, a exigé qu’on leur demande des comptes.
« Les rapports du Comité d’experts sur le Conseil de sécurité montrent que les Émirats arabes unis ont équipé à onze reprises les troupes de Haftar de matériel militaire, y compris de véhicules blindés, de systèmes de défense aérienne, de drones et d’armes laser et que même des entreprises émiraties envoient les jeunes soudanais en Libye sans leur consentement.
Après le renversement de Mouammar Kadhafi, la Libye a été divisée en 2011 en deux gouvernements parallèles à l’est et à l’ouest ; un gouvernement d’union nationale, reconnu par l’ONU à Tripoli (ouest du pays) qui est présidé par Fayez al-Sarraj et le gouvernement de Tobrouk dans l’est du pays dirigé par le maréchal Khalifa Haftar.
Ce pays est depuis une dizaine de mois le théâtre d’affrontements entre les forces de l’est et de l’ouest. Haftar est soutenu par les Emirats arabes unies et l’Égypte et Sarraj par la Turquie et le Qatar.