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Venezuela : Israël impliqué dans le coup d’État contre Maduro ?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les traces d’Israël dans la crise au Venezuela. (Photo d’illustration)

Dans un article publié par le site d’information libanais Al-Ahed, Ihab Shoqi s’est penché sur le rôle d’Israël dans les conflits aux quatre coins du monde. Il a écrit que « dans tout endroit du monde qui est le théâtre d’affrontements et de tensions, on voit les traces du régime israélien et ses ingérences relèvent d’une “guerre sale”. »

Sans aucun scrupule ni respect des règles et traités internationaux, le régime israélien poursuit ses objectifs expansionnistes en provoquant la crise dans divers points du monde ; une telle attitude de la part d’Israël, qui s’inscrit dans le sens de ses objectifs colonialistes et expansionnistes, n’est pas chose nouvelle.

Il n’est pas surprenant que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu reconnaisse le coup d’État contre le président élu vénézuélien Nicolas Maduro et qu’il fasse partie des premiers dirigeants étrangers à avoir emboîté le pas aux États-Unis et reconnu le chef de l’opposition du Venezuela Juan Guaido, qui s’est autoproclamé « président par intérim ».

Le rôle délétère d’Israël au Venezuela ne date pas d’aujourd’hui ; ce régime s’ingère depuis longtemps dans les affaires des pays latino-américains, notamment en Colombie voisine.

C’était le 9 mai 2004 que des unités de l’armée vénézuélienne ont arrêté plus de 130 guérilleros colombiens dans une ferme à 15 km de Caracas. Lors de l’enquête, il a été démontré que ces individus cherchaient à occuper certaines positions militaires du Venezuela et que ce programme faisait partie d’un plan visant à assassiner le défunt président Hugo Chavez, alors au pouvoir, et un nombre de hauts responsables du pays.

Tout portait à croire que les miliciens colombiens avaient été équipés d’armes létales, d’avions, de bombes, de divers armements et de formateurs.

L’objectif d’une telle action était de former une unité efficace en Colombie en vue d’attaquer les pays voisins cherchant à propager les politiques anti-capitalistes et anti-impérialistes.

Lorsque le coup d’État au Venezuela a échoué et que Hugo Chavez est revenu au pouvoir, les opérations de nettoyage ont commencé. Les forces de sécurité ont découvert au domicile d’un individu surnommé Perez Ricao des vêtements appartenant aux officiers qui dirigeaient le coup d’État contre Caracas.

Ricao était un commerçant d’armes israélien en Amérique latine. Plus tard, on a compris que Pedro Carmona, qui avait été désigné par les putschistes comme « président », était l’avocat de Ricao dans le commerce d’armements. Sur les premières images publiées de Pedro Carmona et de son garde du corps personnel après le coup d’État de 2002, on voit que son garde du corps disposait d’armes de fabrication israélienne, armes appartenant aux unités du Mossad.

Il était naturel qu’après Hugo Chavez, Nicolas Maduro suive les politiques de son prédécesseur et que, tout comme lui, il n’entretienne pas de relations avec Israël, défende les droits des Palestiniens et tende une main amicale à la Résistance.

De telles politiques ont mis en colère les Israéliens, qui ne ménagent aucun effort pour renverser le gouvernement de Maduro. Par contre, les Israéliens coopèrent avec le nouveau président brésilien pro-Israël, l’armée colombienne et les miliciens en Amérique latine.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV