Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement du salut national du Yémen a rejeté les prétentions américaines concernant l’origine « iranienne » des missiles de l’armée et d’Ansarallah.
Dans une interview accordée à Christiane Amanpour sur CNN, Hicham Charaf Abdallah a démenti les déclarations de l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’Onu, Nikki Haley, concernant l’origine « iranienne » des missiles dont disposent l’armée et Ansarallah du Yémen.
Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement du salut national du Yémen a déclaré :
« L’ambassadrice américaine auprès de l’Onu a voulu suggérer une ingérence iranienne dans les événements du Yémen et a parlé des missiles balistiques venus d’Iran. Mais ces missiles ont une origine russe. Nous les avons reçus il y a très longtemps de l’ex-Union soviétique. Nous les avons optimisés pour mieux nous défendre. Les Iraniens n’ont envoyé aucun missile au Yémen. Je vous dis que nous avons un très grand dépôt de missiles balistiques, ce qui nous donne la possibilité de nous battre pendant de longues années encore contre les Saoudiens. »
Hicham Charaf Abdallah a ajouté que les Américains n’avaient présenté aucune preuve pour leurs fausses prétentions : « Si quelqu’un a de vrais documents ou des preuves, qu’il les montre à tout le monde. Ceux qui cherchent à suggérer que les missiles viennent d’Iran n’ont exposé que les débris des missiles Scud de l’époque soviétique que nous avons optimisés nous-mêmes. »
Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement du salut national a ajouté que l’armée et les Comités populaires d’Ansarallah n’avaient tiré aucun missile balistique pendant les deux premières années de l’agression saoudienne en attendant une réaction internationale efficace pour mettre fin à la guerre :
« Quand nous avons compris que personne ne voulait nous écouter, nous avons décidé de mieux organiser notre défense. Notre arsenal est défensif et nous n’utilisons pas nos armes pour agresser nos voisins. »
L’ambassadrice américaine auprès de l’Onu, Nikki Haley avait exposé aux journalistes, le 13 décembre 2017, les débris d’un missile tiré par les Yéménites sur l’aéroport international de Riyad, en prétendant que ce missile avait été livré aux combattants yéménites par la République islamique d’Iran.