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L’Arabie saoudite entend diminuer sa production de brut

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 15 novembre 2018. ©AP

Dépitée par les dérogations accordées par les États-Unis aux huit principaux clients du pétrole iranien, l’Arabie saoudite pense réduire sa production de brut.

Lorsque le président américain Donald Trump a demandé, en été 2018, à l’Arabie saoudite d’augmenter sa production de brut pour combler le vide des importations du pétrole iranien, Riyad n’a pas hésité à répondre favorablement à cet appel.

Or, des sources bien informées auprès de l’OPEP affirment que l’Arabie saoudite n’avait pas été prévenue des exemptions que Donald Trump accorderait aux huit principaux clients du pétrole iranien.

« Frustrés par la décision unilatérale de l’administration américaine, les Saoudiens se préoccupent actuellement de l’excédent de leur production qu’ils veulent réduire de 1,4 million de barils par jour. Les Saoudiens fulminent et n’ont plus confiance en Trump. Ils pensent sérieusement à une réduction de leur production. Ils sont opposés aux dérogations accordées aux clients du pétrole iranien », a confié la source à l’agence de presse Reuters.

Washington souligne que lesdites dérogations constituent un avantage provisoire pour les partenaires des États-Unis qui ne sont pas en mesure de réduire immédiatement à zéro leurs importations du pétrole iranien.

À ce propos, une autre source américaine a déclaré à Reuters que la décision de Donald Trump n’aurait jamais plu aux Saoudiens, même si ces derniers en avaient été informés auparavant.

La marche arrière des États-Unis vis-à-vis du dossier iranien nourrit les tensions entre Washington et Riyad. Les Saoudiens se sentent dupés par Donald Trump. Ils ont tout fait pour plaire à Washington en augmentant leur production, mais ils ont fini par être les derniers à savoir que les sanctions n’étaient pas générales. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV