Contrairement à ce qu’il prétend, Tel-Aviv n’a mené aucune frappe contre la Syrie depuis la livraison des S-300 russes.
À la suite du crash de l’Il-20 russe qui s’est produit le 17 septembre en Syrie et a conduit à la livraison par la Russie de batteries de défense antiaérienne S-300 au gouvernement de Damas, Tel-Aviv n’a mené aucune opération militaire autonome contre la Syrie, a noté Contra Magazin, cité par Sputnik.
Tel-Aviv avait auparavant prétendu que la présence des S-300 n’affecterait pas la capacité de son armée à attaquer la Syrie. Or, depuis la livraison des appareils en Syrie, les médias n’ont couvert aucune frappe menée par l’armée israélienne sur le territoire syrien, a précisé le magazine.
Voir aussi : E-Press du 27 octobre 2018
Mais certaines autorités israéliennes essaient de prouver le contraire. « Les forces israéliennes ont effectué des attaques en Syrie, y compris après la destruction de l’avion russe. La coordination militaire avec les Russes se poursuit comme avant », a prétendu un responsable israélien sous couvert de l’anonymat.
Contra Magazin estime que les assertions israéliennes visent à mettre en avant la détermination de Tel-Aviv à attaquer à sa guise la Syrie, mais le manque de frappes de la part de l’armée israélienne donne lieu à des doutes à cet égard.
Pour le magazine, il est impossible que les frappes israéliennes se poursuivent sans que les médias n’en fassent état.
La livraison des systèmes de missiles antiaériens à la Syrie constitue une riposte à la destruction d’un Il-20 russe par l’armée de l’air israélienne, ayant provoqué la mort des 15 militaires russes à bord de cet appareil qui se dirigeait vers la base aérienne de Hmeimim. Moscou accuse les pilotes israéliens d’avoir utilisé l’Il-20 russe comme un boucleir pour se protéger des missiles syriens.
À noter que la riposte russe va plus loin. Moscou a sévèrement mis en garde les chefs d’état-major des armées étrangères contre toute tentative de provocation.