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Les liens étroits d’al-Assiri avec Tel-Aviv révélés

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Le général Ahmed al-Assiri, le chef adjoint du renseignement saoudien. ©AFP

Des sources israéliennes ont révélé que le chef adjoint du renseignement saoudien qui a été récemment limogé à la suite de l’assassinat de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien tué dans le consulat de l’Arabie saoudite à Istanbul en Turquie, faisait partie des commandants ayant d’étroites coopérations sécuritaires avec Tel-Aviv.

Moav Vardi, journaliste renommé de la 10e chaîne israélienne, cité par le média qatari Al-Arabi al-Jadeed, a estimé que le limogeage d’Ahmad al-Assiri, le chef adjoint du renseignement saoudien, était une mauvaise nouvelle pour Israël, car les autorités israéliennes comprennent bien ce qu’elles ont perdu.

C’est la première fois qu’un analyste israélien dévoile l’identité et le rôle du général al-Assiri dans les coopérations sécuritaires entre Riyad et Tel-Aviv. Vardi est connu pour ses liens avec les services de renseignement israéliens, ce qui certifie l’authenticité de ses propos.

Bien que le rapport du site qatari n’ait pas cité les noms des responsables israéliens avec qui al-Assiri travaillait, les experts sont unanimes qu’ils s’agissaient du Mossad ou de Shin Bet.

L’ancien directeur adjoint du Mossad, Ram Ben-Barak, a déclaré il y a moins d’un an lors d’une interview accordée au Jerusalem Post que le responsable saoudien travaillait avec Tel-Aviv pour contrer la Résistance palestinienne.

Jamal Khashoggi, journaliste critique des Saoud, est porté disparu depuis le 2 octobre, après être entré dans le consulat d’Arabie saoudite. Le régime saoudien a d’abord prétendu qu’il avait quitté le bâtiment alors que la Turquie a réaffirmé que le journaliste avait été tué et mutilé à l’intérieur du consulat. Mais le samedi 20 octobre, le royaume wahhabite a enfin assumé sa responsabilité dans le meurtre du journaliste dissident.

Une vingtaine de jours après la disparition de Jamal Khashoggi et alors que les États-Unis tentaient d’instrumentaliser cet important dossier pour faire chanter les Saoudiens, le procureur général d’Arabie saoudite s’est finalement décidé à admettre, le samedi 20 octobre, l’implication de 18 personnes dans le meurtre de Khashoggi. Dans un communiqué, le procureur général d’Arabie saoudite a fait part d’un décret du roi Salmane qui ordonnait le limogeage de plusieurs responsables du service de sécurité saoudien afin d’acquitter son fils, le prince héritier, des accusations d’implication dans le meurtre de Khashoggi.

Le roi d’Arabie saoudite a destitué cinq hauts responsables, dont un important conseiller à la cour royale et un haut responsable du Renseignement, et arrêté 18 autres Saoudiens.

Le samedi 20 octobre, il a limogé par décret Saoud al-Qahtani, conseiller à la cour royale, le major général Ahmed al-Assiri, chef adjoint du Renseignement, le général Mohammed ben Saleh al-Rumaih, chef adjoint de la Direction des renseignements généraux, le major général Abdallah ben Khalifa al-Shaya, responsable des ressources humaines au sein des renseignements généraux, et le général Rachad ben Hamed al-Mohammad, directeur de la Direction générale de la sécurité et de la protection.  

Cette vague de destitutions a également touché un certain nombre de responsables militaires saoudiens.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV