Les systèmes de missiles balistiques mobiles russes à courte portée Iskander-M ont été pour la première fois redéployés ce mercredi 19 septembre au Kirghizistan pour prendre part aux exercices militaires antiterroristes des pays de la Communauté des États indépendants (CEI).
Selon l’agence de presse russe ITAR-TASS, c’est la première fois que les systèmes russes Iskander-M sont déployés au Kirghizistan.
Les forces de l’unité balistique de l’Oural, une région en Russie d’où viennent ces missiles, simuleront une frappe contre une base terroriste fictive, au cours des exercices militaires antiterroristes des pays de la Communauté des États indépendants (CEI), baptisés « Issyk-Kul Antiterror-2018 », qui doivent avoir lieu du 24 au 26 septembre sur le site d’entraînement Edelweiss au Kirghizistan. Environ un millier de militaires russes participeront à ces exercices.
Capables d’atteindre une altitude de 50 km en vol, les missiles furtifs balistiques Iskander-M sont conçus pour détruire des cibles petites et moyennes à une distance de 500 km.
D’après les explications fournies par l’agence de presse russe Sputnik, l’Iskander-M est un missile sol-sol disposant d’un appareillage électronique lui donnant à la fois une grande précision, une quasi-invulnérabilité à l’interception et la capacité de changer de cible ou de suivre une cible mouvante. Son véhicule mobile de lancement porte deux missiles.
Chacun d’entre eux peut être tiré séparément. En vol, l’opérateur terrestre peut reconfigurer son ciblage en l’ajustant si nécessaire pour frapper des cibles mobiles telles que des rampes de lancement de missiles, des colonnes de chars ou des convois d’approvisionnement.
Les missiles Iskander-M avaient aussi été tirés il y a quelques jours dans le cadre des exercices militaires d’envergure Vostok 2018 dans la région montagneuse de Transbaïkalie, en Russie.