La tension monte entre pêcheurs français et britanniques autour de la coquille Saint-Jacques et la marine nationale s’est dite prête à intervenir afin d’éviter que la situation ne s’envenime dans la baie de Seine.
La France a menacé d’utiliser ses navires de guerre pour faire cesser les heurts entre pêcheurs français et britanniques autour de la coquille Saint-Jacques.
Pour faire cesser les heurts entre les pêcheurs français et britanniques de coquille Saint-Jacques, le ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, Stéphane Travert, a déclaré mardi que la marine française est « prête à intervenir » pour éviter des « heurts » entre pêcheurs français et britanniques, en conflit sur les zones de pêche de la coquille Saint-Jacques.
Stéphane Travert a dit avoir parlé la semaine dernière avec son homologue britannique George Eustice. Les deux hommes ont convenu de tenir demain, mercredi 5 septembre, une réunion entre pêcheurs français, britanniques et industriels, qui se disputent la coquille Saint-Jacques au large des côtes normandes. Et ce, alors que les pêcheurs français ont cherché pendant la semaine dernière à chasser leurs rivaux de la baie de Seine dans le nord de la France.
Les pêcheurs britanniques ont accusé leurs confrères français d’avoir percuté leurs chalutiers et jeté des pierres en leur direction. Les pêcheurs français sont mécontents du fait que les pêcheurs britanniques peuvent pêcher librement toute l’année alors qu’eux-mêmes sont interdits de pêcher pendant l’été.
Il va falloir « trouver un accord » pour parvenir à « une gestion durable et efficace de la ressource en coquilles Saint-Jacques », a estimé Stéphane Travert. « Il va falloir travailler. On ne peut pas continuer dans cette situation-là. On ne peut pas avoir des heurts comme cela », a-t-il ajouté.
La coquille Saint-Jacques fait partie des rares animaux aquatiques dont la pêche est encadrée à la fois aux niveaux communautaire, national et régional. Au niveau national, la période d’ouverture de la pêche est comprise entre 1er octobre et le 15 mai.
En vertu des accords existants, les pêcheurs britanniques peuvent pêcher jusqu’à une distance de 12 milles nautiques des côtes françaises.