L’administration Trump cherche à engager le Pentagone dans une action militaire contre l’Iran, selon le chef d’état-major des forces armées iraniennes.
« L’administration Trump cherche à engager l’armée américaine dans une intervention militaire contre l’Iran, selon les informations précises dont nous disposons », a déclaré le général de division Mohammad Baqeri, chef d’état-major des forces armées iraniennes, qui a qualifié une guerre américaine contre l’Iran de « folie ».
« L’actuelle administration US n’en parle pas explicitement, mais elle projette de s’engager dans une intervention militaire contre l’Iran. Selon des informations précises dont nous disposons, l’administration Trump, depuis deux ans, n’a cessé de pousser le Pentagone à intervenir militairement contre l’Iran, et ce, depuis deux ans », a ajouté le général qui a mis en garde contre « tout comportement irréfléchi » de l’armée américaine « provoqué par la pression exercée par les éléments néoconservateurs qui infectent l’administration Trump ».
« S’il est vrai que l’administration US ne se dirige pas droit vers une option militaire et focalise ses manœuvres dans le secteur de l’économie, il n’en reste pas moins qu’elle est potentiellement active sur le plan militaire, vu qu’il s’agit d’un système à double face, politique et militaire, dans lequel les actes et les paroles sont en inadéquation », a averti le chef d’état-major des forces armées, qui a aussitôt mis en garde les États-Unis : « Qu’ils sachent que les forces armées iraniennes sont mieux préparées que les Américains ne le croient. Elles sont prêtes à protéger la nation et à défendre la patrie contre toutes menaces. »
Les déclarations du général de division Baqeri interviennent alors que le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, vient d’exhorter le département d’État, dirigé par le néoconservateur Pompeo, à ne pas s’immiscer dans les affaires de la Défense et à laisser les généraux d’agir à leur guise. Cette mise en garde trahit, selon les experts, de fortes divergences entre le Pentagone et l’appareil diplomatique US.
Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, n’a pas caché de son côté son opposition à une action militaire contre l’Iran, qui aurait de « graves conséquences » pour les États-Unis et la région.