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Les États-Unis cherchent à détruire les infrastructures de la Syrie

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des soldats syriens marchent dans une ville, à quelques kilomètres de Douma. ©Xinhua/AFP

Bassam Abou Abdallah, ancien diplomate syrien et directeur du Centre des études stratégiques de l’Université de Damas, a déclaré que les attaques américaines, britanniques et françaises contre la Syrie visaient en réalité à détruire les infrastructures du pays et à nuire à l’armée syrienne.

Il a condamné les attaques occidentales contre la Syrie et s’est demandé comment l’armée syrienne, qui ne cesse de progresser et de remporter des victoires successives contre les terroristes, aurait pu utiliser des armes chimiques. « Toutes les preuves montrent que l’armée syrienne n’a pas utilisé d’arme chimique comme le prétendent les États-Unis et leurs alliés. Leur objectif était de ternir l’image du gouvernement syrien aux yeux de l’opinion mondiale », a-t-il indiqué.

Et de poursuivre : « L’intervention des forces américaines en Syrie a commencé à l’époque de la présidence de Barack Obama et continue toujours. En 2014, le gouvernement syrien a remis son arsenal chimique — composé de 1 300 tonnes d’agents chimiques — aux Nations unies et il n’y a plus de produits chimiques dans ce pays. Mais malgré tout, l’Occident continue de s’acharner sur la Syrie avec leurs fausses allégations. Premièrement, parce que la pérennisation de la crise syrienne est dans l’intérêt des États-Unis et des pays occidentaux. Deuxièmement, tous les prétextes sont bons pour qu’ils puissent justifier leurs attaques. »

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Le 19 avril au matin, les médias israéliens, arabes et occidentaux ont, de manière coordonnée, annoncé une attaque chimique contre la ville de Douma dans la Ghouta orientale et l’ont imputé aussitôt, sans preuve à l’appui, à l’armée syrienne. Cette démarche a servi de prétexte pour lancer une offensive d’envergure contre la Syrie et laisser le temps aux groupes armés de se ressourcer.

Exactement un an avant, en avril 2017, le même scénario avait eu lieu après l’attaque chimique présumée contre Khan Cheikhoun dans la province de Homs. Les États-Unis ont décidé par la suite de lancer leurs missiles Tomahawk sur la base militaire de Shayrat.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV