Punie pour sa prise de position en faveur de Qods, la Jordanie se voit privée du soutien financier de l’Arabie saoudite ainsi que de ses anciens alliés.
Selon Mamdouh al-Abadi, le vice-Premier ministre de la Jordanie, les citoyens jordaniens devraient savoir qu’ils paient cher leur prise de position par rapport au statut de Qods. S’ils y renoncent, la Jordanie verra de nouveau affluer les aides financières.
Dans ce droit fil, il a ajouté que la Jordanie ne bénéficie plus comme avant du soutien de l’Arabie saoudite et qu’elle ne pouvait plus compter que sur elle-même.
Selon lui, la performance des services de sécurité en Jordanie a joué un rôle crucial en parvenant à infiltrer ses agents au sein de l'organisation terroriste al-Qaïda en Afghanistan.
Évoquant le déficit budgétaire et le gel des aides des États étrangers, le Royaume hachémite de Jordanie a appelé les citoyens à faire preuve de compréhension.
De son côté, le roi Abdallah II de Jordanie a affirmé lors d’une rencontre avec les étudiants que le gel des soutiens apportés à son pays était dû à la prise de position de la Jordanie envers Qods.
La semaine dernière, les citoyens jordaniens sont descendus dans la rue pour protester contre l’augmentation du prix des produits de première nécessité et du carburant, et la suppression des subsides sur le pain.