Le Premier ministre démissionnaire libanais Saad Hariri qui a annoncé sa démission samedi 4 novembre 2017, à la surprise générale alors qu'il se trouvait en Arabie saoudite, a été reçu, ce lundi matin 6 novembre à Riyad, par le roi Salmane ben Abdelaziz al-Saoud.
Salmane ben Abdelaziz al-Saoud a reçu Saad Hariri dans son bureau situé dans le palais d’Al-Yamamah. Les deux hommes ont évoqué les dernières évolutions au Liban.
Cette rencontre s’est déroulée en présence d’Abdelaziz ben Saoud, le ministre saoudien de l’Intérieur, Musaed ben Mohammed al-Aiban ministre d’État (membre du Conseil des ministres), Adel al-Joubeïr, ministre saoudien des Affaires étrangères et Thamer al-Sabhan, ministre saoudien des Affaires du golfe Persique.
Cette rencontre intervient alors que selon plusieurs analystes, Riyad et la personne de Thamer al-Sabhan se cachent derrière la démission de Hariri.
Lors de son discours du 5 novembre, le secrétaire général du Hezbollah libanais a demandé à toutes les parties d’opter pour la retenue jusqu’à ce que la vraie raison de la démission de Hariri soit établie. Il a également réitéré que cette démission prouvait l’ingérence de l’Arabie saoudite dans les affaires internes du Liban.
" Afin de réagir au contenu politique de la démission du Premier ministre libanais, nous devrions nous adresser à l’Arabie saoudite et non pas à Hariri", a-t-il martelé.
La démission de Saad Hariri aurait émané d’une lutte de pouvoir en Arabie saoudite. En effet pour Seyyed Hassan Nasrallah, ce qui a poussé le Premier ministre libanais à démissionner ne se trouve pas dans les affaires internes du Liban.