L’Arabie saoudite, qui a perdu ses illusions quant à la chute du gouvernement syrien, tente de se rapprocher de la Russie en vue de contrer le renforcement de l’influence de l’Iran, a écrit le site web américain Bloomberg.
Dans un article sur la crise syrienne, le site web Bloomberg a écrit que suite aux opérations couronnées de succès de la Russie destinées à maintenir au pouvoir le président syrien Bachar al-Assad, l’Arabie saoudite commence, petit à petit, à changer de cap concernant la Syrie et à ne plus penser à un changement de régime dans ce pays.
L’article de Bloomberg souligne que les pays qui avaient des divergences de vues sur la Syrie sont actuellement en train de coopérer à un plan destiné à laisser provisoirement Assad au pouvoir.
L’Arabie saoudite a été, le mois dernier, l’hôte d’une réunion entre divers groupes d’opposition syrienne en vue de trouver un accord entre les opposants extrémistes d’Assad et ceux qui n’exigent pas son départ immédiat.
Pour Bloomberg, le changement de cap de Riyad porte un nouveau coup dur aux opposants syriens, qui sont témoins d’un contrôle renforcé du gouvernement d’Assad dans diverses régions de Syrie.
Mustafa Alani, chef du service de la défense et de la sécurité du Gulf Research Center de Dubaï, a estimé : « Les Saoudiens se rendent compte maintenant que la Russie pourrait être la seule partie capable de régler le conflit en Syrie. Ils n’ont pas de problème avec l’idée que le gouvernement actuel reste au pouvoir. »
D’après Bloomberg, l’Arabie saoudite a un autre motif de se rapprocher de la Russie : elle veut contrer l’influence de l’Iran dans la région. Plus la perspective d’un départ d’Assad s’amenuise, plus ses ennemis changent d’objectifs.
Pour les Saoudiens, « le gouvernement syrien n’est plus un problème, même le président n’est plus un problème ; le problème est la question de la présence des Iraniens sur le terrain ».
Les États-Unis et Israël font également valoir que « les Russes devraient travailler pour mettre fin à la présence de l’Iran en Syrie », a déclaré M. Alani.
À la fin de cet article, l’auteur appelle les États-Unis et leurs alliés européens à changer de position envers Assad, tout comme l’Arabie saoudite et la Turquie.