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Le pétrole, instrumentalisé pour faire freiner Pyongyang ?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La place centrale de la ville de Pyongyang au cours d'un parade militaire. (Photo d'illustration)

Richard Lloyd Parry, correspondant du quotidien The Times à Tokyo, s’est penché sur les conséquences d’un possible embargo pétrolier de la Corée du Nord.

« Des ressortissants étrangers, qui se sont rendus cette année en Corée du Nord, ont constaté avec beaucoup de surprise une hausse de 80 % des prix du carburant, en une semaine, ainsi que de longues files d’attentes des gens voulant acheter du carburant. Par ailleurs, la Chine suspend la livraison du pétrole et des produits pétrochimiques vers la Corée du Nord, à la moindre contrariété suite aux essaies balistiques de son voisin du Nord. Simultanément aux pressions internationales, destinées à barrer la route à la Corée du Nord dans ses programmes nucléaires et balistiques, la China National Petroleum Corporation (CNPC) a suspendu, pendant les deux derniers mois, la vente de l’essence et du diesel à Pyongyang qui a tout de suite transféré les carburants dont il disposait à ses réserves stratégiques de crainte que la Chine n’arrête définitivement ses livraisons ».

Richard Lloyd Parry estime que la suspension des livraisons du pétrole et des produits pétrochimiques qui s’ajoute aux pressions internationales pourrait très probablement faire freiner la Corée du Nord dans ses programmes balistiques et nucléaires.

« Selon les chiffres, la Corée du Nord importe quotidiennement 10.000 barils de pétrole en provenance de Chine dont la valeur annuelle dépasse les 180 millions de dollars d’autant plus que ce pays achète également plus de 150 millions de dollars de produits pétrochimiques par an et près d’1,7 million de dollars d’essence, à la Russie. Il n’existe qu’une seule raffinerie en Corée du Nord. Les produits pétrochimiques qui sont fabriqués dans cette raffinerie de conception russe sont utilisés pour les usines, le transport public, les foyers, les casernes, les chars et les camions et la raffinerie sera totalement paralysée sans avoir du brut à raffiner ».

Mercredi 6 septembre, Washington a élaboré le projet d’une résolution, destiné au Conseil de sécurité de l’ONU, qui permettrait, à tous les pays membres d’inspecter les cargaisons suspectes destinées à la Corée du Nord, de geler leurs exportations de pétrole et le recrutement des ressortissants nord-coréens.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV