Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Joubeir, a demandé aux opposants syriens, dont le siège se trouve à Riyad, de ne plus se faire d’illusions sur un départ du président syrien Bachar al-Assad.
Le site d’information iranien Mashregh News a publié une note avec pour titre « La tempête des Saoud s’apaise, mais pourquoi ? ». L’auteur, le journaliste iranien Abdollah Gandji, se focalise sur les grands titres d’actualité publiés ce dernier mois sur les relations irano-saoudiennes.
– Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Joubeir, a demandé aux insurgés syriens ayant leur siège à Riyad de ne plus penser à un départ d’Assad, « parce que cela n’est plus possible ».
– Des responsables irakiens ont reconnu que le prince héritier de l’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, leur avait demandé de jouer un rôle de médiation pour dialoguer avec Téhéran.
– Le journal Rai al-Youm a écrit que Riyad avait demandé aux médias saoudiens de mettre fin à leur campagne médiatique contre l’Iran et surtout contre le chiisme.
– Les pèlerins iraniens du Hadj ont été plutôt bien traités cette année.
– Une délégation diplomatique saoudienne est attendue bientôt en Iran et leur visa est d’ores et déjà émis.
Pour expliquer les raisons de la volte-face de Riyad, l’article estime que les raisons suivantes méritent réflexion :
– Les Saoudiens se sont vite aperçus qu’il ne fallait pas trop faire confiance au président US, Donald Trump.
– Ben Salmane a pris ses distances avec l’approche idéologique traditionnelle des gouvernements saoudiens et opté pour le pragmatisme, donnant la priorité aux intérêts nationaux.
– Les Saoudiens ne veulent absolument pas se trouver dans le camp des perdants, dans la période de l’après-Daech et c’est pourquoi ils cherchent à se rapprocher de l’Iran.
– Ils chercheraient à obtenir par dialogue ce qu’ils n’ont pas pu obtenir par l’option militaire en Syrie, au Yémen et en Irak.
– Les enfants gâtés des Saoud ne pourraient pas endurer des conflits et discordes de longue durée...