Le Congrès américain fait pression sur le président Donald Trump pour sortir du Traité sur les forces nucléaires intermédiaires (Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty, INF) qui, de l’avis des experts, est indispensable pour éviter une violente course aux armements.
Interrogé par le média américain Politico, Mike D. Rogers, directeur du comité de surveillance des armes nucléaires à la Chambre des représentants américains, s’est dit pour le retrait des États-Unis du traité INF, conclu entre Washington et Moscou en 1987.
« Devons-nous nous engager envers un accord dont l’autre partie signataire s’est éloignée depuis longtemps ? », a-t-il estimé en faisant allusion à la Russie.
L’administration Trump serait divisée sur la question et les craintes de l’abrogation du traité INF s’accroissent.
Au mois de février, le sénateur Tom Cotton a présenté un nouveau projet de loi pour le transfert de systèmes de défense balistique INF aux alliés de Washington, en guise de réponse à la violation du traité par Moscou.
En vertu du Traité sur les forces nucléaires intermédiaires, les États-Unis et la Russie s’engagent à démanteler leurs missiles de croisière et balistiques tirés depuis le sol, pouvant emporter des charges explosives conventionnelles ou nucléaires et ayant une portée de 500 à 5 000 km.
À l’époque de l’ex-Union soviétique, les deux pays ont transgressé à plusieurs reprises les engagements du traité.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait déclaré que Moscou souhaitait maintenir l’accord et régler les différends sur les modalités de son application avec Washington.
Accusé, en février dernier, d’avoir déployé des missiles de croisière Cruise, Moscou avait été sommé de respecter le traité INF.