Le ministère syrien des Affaires étrangères a adressé, ce dimanche 4 juin, deux lettres séparées, l’une au secrétaire général de l’ONU et l’autre au président du Conseil de sécurité.
Elles signifient à leurs destinataires que les dommages causés par les raids aériens de la coalition internationale menée par les États-Unis sont aussi importants que les crimes de Daech.
À cause des frappes américaines, les infrastructures de la Syrie ont été sérieusement endommagées : les ponts, les puits pétroliers et gaziers, les barrages, les centrales électriques, les locaux gouvernementaux et privés sont les plus touchés.
Or, la coalition américaine est très loin de sa véritable raison d’être, à savoir la lutte contre le terrorisme.
La Syrie redemande au Conseil de sécurité des Nations unies de condamner les frappes illégales de la coalition américaine et le massacre des civils syriens, notamment les femmes et les enfants, ce qui est totalement contre les lois internationales et la Charte des Nations unies.
Vendredi dernier, un bâtiment résidentiel de six étages dans le quartier d’al-Jamili à Raqqa a été la cible d’une attaque meurtrière où 43 personnes ont trouvé la mort.
« Les dommages causés par les raids aériens de la coalition internationale menée par les États-Unis sont aussi importants que les crimes de Daech ; une coalition qui prétend lutter contre Daech ne vise ni les citoyens, ni les infrastructures, ni les forces de l’armée », soulignent les lettres.
Il est évident que cette coalition poursuit des objectifs bien en deçà de l’anéantissement des groupes terroristes. Avec l’affaiblissement du gouvernement et de l’armée syrienne, elle cherche à amenuiser les solutions politiques et à pérenniser une crise dévastatrice pour le Moyen-Orient.
Le mutisme de la communauté internationale face à de tels crimes n’est plus tenable et les Nations unies se doivent de les dénoncer, réaffirme le ministère syrien des Affaires étrangères.
Depuis août 2014, les États-Unis et leurs alliés ont formé une prétendue coalition internationale anti-Daech, sans l’aval de l’État syrien et contre toutes les lois onusiennes. Elle a déjà mené des frappes aériennes contre les provinces de Raqqa, Deir ez-Zor et Alep.