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L'armée US arme les Kurdes en Syrie. Colère d'Ankara

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des combattants kurdes dans le nord de la Syrie. Reuters

« La décision américaine visant à armer les Kurdes est une menace pour Ankara », a prévenu le chef de la diplomatie turque.  

Cité par l’AFP, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a exhorté les États-Unis à revenir sur sa décision de fournir des armes aux Kurdes syriens.

La colère d’Ankara contre le soutien armée de Washington aux Kurdes syriens intervient au moment où les préparatifs de la visite du président Erdogan aux États-Unis, prévue le 16 mai prochain, s'accélèrent.

Il s’agit de la première rencontre entre Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump aux États-Unis.

Afin de reprendre Raqqa, le fief de Daech en Syrie, les États-Unis décident d’armer les combattants kurdes contre l'avis d’Ankara.

Le Pentagone a affirmé dans un communiqué, mardi 9 mai, que le président Trump a autorisé l'envoi d’armement, lundi, à destination des Unités de Protection du Peuple Kurde (YPG).

Pour la Turquie, les armes fournies à l’YPG finissent dans les mains du PKK (considéré par la Turquie comme une organisation terroriste), « ce qui est déjà arrivé », a insisté le chef de la diplomatie turque en visite à Monténégro.

Alors que la Turquie considère les Kurdes comme « terroristes » et menace pour sa sécurité, et ne fait aucune distinction entre le PKK et le YPG, les États-Unis perçoivent les Forces démocratiques syriennes (FDS) menées par les Kurdes comme leur partenaire le plus efficace et le plus fiable sur le champ de bataille, contre Daesh dans le nord et l’est de la Syrie.

Quant à Reçep Tayyip Erdogan, il n’a pas encore réagi, mais avait fustigé auparavant, à plusieurs reprises, le soutien de son allié aux Kurdes syriens. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV