« En rejetant l’idée de la participation de l’Iran aux opérations antiterroristes en Syrie, le Premier ministre israélien a prouvé, une fois de plus, qu’Israël était derrière la guerre en Syrie », a déclaré le président du Parlement iranien.
Ali Larijani a réagi, ce dimanche 12 mars, aux déclarations qu’avait tenues le Premier ministre israélien lors d’une rencontre avec le président russe.
Lors de la session plénière de l’Assemblée islamique d’Iran, Ali Larijani a critiqué Benyamin Netanyahu pour avoir posé des conditions au rétablissement de la paix en Syrie.
« Par ses propos, Netanyahu a laissé savoir que la guerre en cours en Syrie est de facto une guerre contre la Résistance anti-israélienne. »
En visite à Moscou, Benjamin Netanyahu s’est dit explicitement opposé à la présence des forces iraniennes près de la frontière nord des territoires occupés, dans le cadre d’un quelconque accord politique.

Et ce, alors que l’Iran ne fait qu’offrir des consultations militaires au gouvernement syrien en vue de combattre les terroristes, soutenus par les parties étrangères. Depuis le début des conflits en Syrie, la République islamique d’Iran s’est toujours abstenue d’y exercer une intervention militaire directe.
« Les récentes déclarations de Netanyahu pourraient dissiper le scepticisme qu’éprouvaient certains États régionaux quant aux atteintes sérieuses que portait le conflit en Syrie aux intérêts des musulmans, notamment des sunnites », a affirmé le président du Parlement iranien.
Il a ensuite rappelé que tous les aventurismes en cours au Moyen-Orient avaient pour objectif de mettre à genoux la Résistance et ses sympathisants en vue d’aider le régime israélien à asseoir son hégémonie partout dans la région.