Israël n’accordera plus de visa de travail aux employés de Human Rights Watch (HRW) qu’il accuse de partialité, a indiqué vendredi l’ONG en jugeant la mesure « choquante ». Le ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé cette décision.
HRW, qui a établi de nombreux rapports critiques sur l’occupation israélienne des territoires palestiniens, a demandé il y a plusieurs mois un visa pour le nouveau directeur de son bureau chargé d’Israël et de la Palestine, Omar Shakir, un citoyen américain.
Le 20 février, les autorités israéliennes ont répondu que cette demande avait été rejetée, car, selon elles, HRW « n’est pas vraiment une organisation de défense des droits de l’homme », a précisé HRW dans un communiqué.
En 2016, l’ONG, basée à New York, a publié un rapport selon lequel les entreprises étrangères et israéliennes opérant dans les colonies en Cisjordanie occupée contribuaient aux abus contre les Palestiniens. Elle a aussi mené une campagne pour que les clubs de football israéliens actifs dans les colonies — jugées illégales par l’ONU — soient exclus de la FIFA.
Plus d’explications avec Laurent Ozon, analyste des questions internationales.