Abbas Zaki, membre du Comité central du Fatah, a tenu à faire allusion aux positions des pays arabes vis-à-vis d’Israël pour dire que la Conférence de Téhéran en soutien à l’Intifada de la Palestine est une réelle victoire pour les Palestiniens.
La sixième Conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne se tiendra les 21 et 22 février à Téhéran, capitale iranienne, avec la participation des délégations de 80 pays.
Interrogé par al-Mayadeen, le membre du Comité central du Fatah, Abbas Zaki a souligné que l’Iran et le Hezbollah sont les protecteurs de la Palestine, sans manquer d’ajouter que l’impuissance des pays arabes face à Israël était due à la domination des États-Unis sur ces pays.
« Mais, l’Iran et ses capacités techniques et militaires ainsi que la présence du Hezbollah dans la région ont contraint les dirigeants du régime israélien à réfléchir, avant tout complot, aux conséquences de leurs actions », a-t-il précisé.
Selon ce dernier, les campagnes anti-iraniennes des médias arabes ont pour but de fuir les réalités de la région.
« Le soutien des Arabes à la question palestinienne sur la scène internationale s’avère peu probable. Ce soutien ne dépasse pas les lignes déterminées par les États-Unis et celui qui emboîte le pas à Washington ne pourra pas rendre service au peuple palestinien », a indiqué Abbas Zaki.
Il a qualifié les États-Unis comme étant le principal ennemi et Israël d’instrument de cette animosité.
« Ce qui est étrange, c’est qu’aucun pays arabe n’a réagi aux déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou selon lesquelles Israël a de meilleures relations avec les pays arabes », a-t-il dit.
M. Zaki estime qu’il existe 22 solutions qui seront bientôt appliquées par l’Autorité palestinienne dont l’une consiste à ne pas reconnaître le régime israélien.
S’agissant des divergences interpalestiniennes, il a accusé le Qatar d’interférence dans les affaires intérieures de la Palestine, disant que les mesures entreprises par Doha avaient intensifié les désaccords entre divers partis politiques en Palestine.
« Les relations entre la Palestine et l’Égypte et l’Arabie saoudite sont basées sur leurs intérêts mutuels, mais nos liens avec l’Iran gênent Israël », a-t-il conclu.