Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a dit que son pays était prêt à coopérer avec l’armée libanaise pour lutter contre le terrorisme, à l’issue de sa rencontre avec le président libanais, Michel Aoun, en visite au Caire, a rapporté l’agence de presse Tasnim.
S’exprimant à l’occasion d’une conférence de presse, lundi 13 février, aux côtés de son homologue libanais, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a fait savoir que son pays était disposé à coopérer avec l’armée libanaise et à soutenir les autres services de sécurité du pays dans la lutte antiterroriste.
Sans donner de détails sur les modalités de son soutien militaire, al-Sissi a ajouté que ses discussions avec Michel Aoun étaient axées sur les questions régionales, internationales et d’intérêt commun, ainsi que sur la lutte contre le terrorisme, la crise syrienne et le défi des réfugiés syriens au Liban.
« Beyrouth et Le Caire sont pour la coopération contre le terrorisme », a insisté le président égyptien al-Sissi avant de promettre, à cette fin, le soutien de son pays à l’armée et aux services de sécurité du Liban.
Il s’agit de la première visite du président Aoun en Égypte depuis sa prise de fonction en octobre 2016.
Michel Aoun a salué à cette occasion le rôle bénéfique de l’Égypte dans le monde arabe avant de déclarer qu’il comptait sur Le Caire pour aider à régler pacifiquement la crise dans les pays en conflit comme la Syrie.
Qualifiant d’« équilibrées » les positions de l’Égypte, Aoun a déclaré que Le Caire pourrait lancer une initiative pour le salut du monde arabe dans le cadre de la lutte antiterroriste.
M. Aoun, chrétien maronite, doit également rencontrer d’autres hautes autorités politiques et religieuses de l’Égypte. Le président libanais se rendra ensuite à Amman, capitale jordanienne.
Aoun est devenu le président au Liban avec le soutien du mouvement de la Résistance islamique libanaise, le Hezbollah, après deux ans d’impasse politique dans ce pays.
Il s’est rendu le mois dernier en Arabie saoudite pour convaincre les autorités de Riyad à débloquer l’aide militaire de trois milliards de dollars qu’elles avaient gelée en février 2016.
Il a également effectué une visite au Qatar.
Selon les analystes, les déplacements d’Aoun à l’étranger visent à renouer les liens avec certains pays arabes et à obtenir leur soutien.