Indignée par la visite d’un responsable saoudien au barrage de la Renaissance en Éthiopie, l’Égypte entend envoyer un officiel de haut rang à Téhéran.
Les sources égyptiennes ont révélé que Le Caire entendait envoyer un ministre à Téhéran, en réaction à la récente visite d’un conseiller du roi saoudien au barrage de la Renaissance en Éthiopie.
Auparavant, les Émirats arabes unis avaient dissuadé de justesse le ministre égyptien du Pétrole de se rendre à Téhéran, une visite qui aurait pu constituer le premier déplacement d’un haut responsable égyptien en Iran, depuis 2012.
En novembre 2016, l’agence de presse Reuters annonçait la visite du ministre égyptien du Pétrole en Iran dans l’objectif de signer de nouveaux accords pétroliers. Mais Téhéran et Le Caire ont, tous les deux, démenti la nouvelle.
Selon les sources bien informées, la fuite de cette nouvelle visait à transmettre le signe de colère du Caire à l’Arabie saoudite au moment où cette dernière venait de décider de la rupture de ses exportations de pétrole vers l’Égypte.
Des sources bien informées ont également déclaré que les milieux politiques égyptiens restaient en litige sur le choix du ministre qui allait se rendre en Iran.
Les relations entre l’Égypte et l’Arabie saoudite se sont ternies après que le Caire a soutenu un projet de résolution proposé par la Russie au Conseil de sécurité, au sujet d’Alep.
Le feu vert de l’Égypte à ce projet de résolution a trahi une fissure profonde qui venait de surgir entre Saoudiens et Égyptiens.