L’un des objectifs de la visite en Irak du ministre égyptien du Pétrole était d’ouvrir le dialogue avec l’Iran à travers les canaux officiels de l’Irak, a-t-on appris de sources diplomatiques.
Selon le journal Rai al-Youm citant les sources susdites, la visite en Irak du ministre égyptien du Pétrole, Tarek el-Molla, pivotait sur deux axes : primo, trouver des remplaçants pour le pétrole saoudien, secundo, ouvrir le dialogue avec l’Iran à travers l’Irak.
Tarek el-Molla s’est rendu en Irak au moment où, après le rapprochement de l’Égypte avec l’Iran et la Syrie, l’Arabie saoudite a gelé ses aides pétrolières au Caire, qui étaient de l'ordre de 700.000 tonnes.
En effet, ce responsable égyptien cherche à entamer le dialogue avec l’Iran tout en bénéficiant du rapprochement irano-irakien. Le déplacement du ministre égyptien favorise en effet celui des autorités égyptiennes à Téhéran et il se peut que M. el-Molla ait transmis son message au gouvernement iranien lors de sa visite à Bagdad.
Cela fait plus de 40 ans que l'Iran et l'Égypte n'entretiennent plus de relations diplomatiques et, à l'instar d’autres pays arabes et littoraux du golfe Persique, l’Égypte n’a pas d’ambassade à Téhéran.
Un point méritant réflexion est que le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry a rencontré, en marge de la réunion de l’Assemblée générale de l’ONU, son homologue iranien Mohammad Javad Zarif en septembre dernier.
On ne sait pas encore si le ministre égyptien du Pétrole a pu rencontrer les autorités iraniennes lors de son déplacement à Bagdad.