Dans un de ses numéros, le journal britannique The Independent a rapporté que Riyad avait nommé un colonel bahreïni impliqué dans la violation des droits de l’homme dans son pays à la tête d’une commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme par l'Arabie saoudite au Yémen.
Selon ce journal britannique, le colonel Mansour al-Mansour, un juge militaire, a été désigné pour accomplir cette mission, alors même que celui-ci est accusé d'être impliqué dans les tortures infligées aux manifestants et aux opposants révolutionnaires bahreïnis après la révolution du 14 février 2011.
Pour The Independent, c'est précisément le fait que ce colonel jouit d'une très mauvaise réputation pour ses manières de tortionnaire qui lui a valu d'être choisi par Riyad. Il a joué un rôle actif dans les cours de justice où des centaines de manifestants pacifiques ont été jugés.
Dans ces tribunaux, des militants bahreïnis, y compris un grand nombre d'universitaires, d'écrivains et de journalistes, ont été condamnés à des peines de prison ferme, et des dizaines de prisonniers ont déclaré avoir été torturés pendant leur détention.
Selon le journal anglais, al-Mansour a recommandé aux Bahreïnis d’ignorer les conventions des Nations unies sur les armes classiques et sur les armes prohibées, telles que les bombes à sous-munitions. L’Arabie saoudite et Bahreïn utilisent de telles armes dans la guerre sale qu'ils mènent contre le peuple du Yémen.