TV

Terrorisme: Washington opte pour une politique de deux poids deux mesures

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La coalition menée par l'Arabie saoudite bombarde un camp de déplacés à Hajja, au Yémen. ©REUTERS

Un analyste des questions du Moyen-Orient a critiqué, dans une note publiée par Russia Today (RT), le rapport annuel du département d’Etat américain qui avait accusé l’Iran de soutien au terrorisme. 

Russia Today a jugé que le rapport du ministère américain des Affaires étrangères, accusant l’Iran de soutien au terrorisme, est le rejet "stupéfiant" du soutien américano-saoudien aux actes terroristes dans la région.

Finian Cunningham, analyste des questions du Moyen-Orient, a souligné que sur la base des allégations non-prouvées, l’administration américaine avait mis, depuis 1984, l’Iran sur sa liste noire. Fustigeant l’approche ambivalente des États-Unis, il a écrit :

« Les événements qui se produisent dans le monde ont discrédité les États-Unis et mis en évidence le déni des vérités par ce pays. » 

Rappelant l’attaque de la semaine dernière des groupes terroristes liés à Al-Qaïda en Syrie qui s’est soldée par la mort de 270 personnes, Cunningham a écrit : « Le prétexte américain de soutenir des « groupes modérés » n’est qu’une couverture malveillante sur cette réalité que les États-Unis et le terrorisme qaïdiste se trouvent sur le même front pour renverser le gouvernement de Bachar al-Assad ».

Dans une autre partie de cet article, il a fait allusion aux crimes de l’Arabie saoudite au Yémen et au massacre des enfants :

« Au même moment où Washington accuse l’Iran de soutien au terrorisme, les Nations unies critiquent la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite pour la même raison ».

Evoquant le soutien militaire des gouvernements américain et britannique à la coalition saoudienne au Yémen, Cunningham a qualifié ces pays de complices de Riyad. 

Pour rappel, l'ONU a cédé, lundi, à la pression de Riyad en retirant la coalition militaire arabe, opérant au Yémen sous commandement saoudien, d'une liste noire de pays et organisations jugés infanticides. 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV