Un pétrolier en infraction a pris feu après avoir heurté une mine dans l’est du détroit d’Ormuz, alors qu’il naviguait dans une zone interdite et dangereuse, malgré les avertissements répétés, a fait savoir la marine iranienne dans un communiqué rendu public ce samedi 7 novembre.
Ce pétrolier, qui a désactivé ses systèmes de navigation, s’est retrouvé dans l’incapacité de poursuivre son chemin, toujours selon le même communiqué, dans lequel la marine iranienne a averti que tel sera le sort de tout navire qui violera les restrictions et ignorera les avertissements qui lui sont adressés.
Vendredi, la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé que deux pétroliers en infraction ont pris feu dans le détroit d’Ormuz après être entrés dans des eaux interdites sans coordination avec les autorités iraniennes.
Le CGRI a indiqué que les deux pétroliers ont tenté de quitter le détroit d’Ormuz par des itinéraires non autorisés, sans tenir compte des restrictions maritimes imposées par l’Iran.
Les navires ont désactivé leurs systèmes de navigation et d’identification alors qu’ils tentaient de traverser la voie maritime avec le soutien de l’armée terroriste des États-Unis, a précisé la marine du CGRI dans un communiqué.
Téhéran a à plusieurs reprises mis en garde les navires commerciaux contre l’utilisation des voies de navigation non autorisées et dangereuses, notamment celles qui contournent les exigences de coordination maritime avec les autorités iraniennes.
Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique au golfe d’Oman et à la mer d’Oman, constitue l’une des principales voies de transit énergétique au monde et assure le passage d’une part importante des approvisionnements pétroliers acheminés par voie maritime à l’échelle mondiale.
En riposte à la récente guerre d’agression israélo-américaine, déclenchée le 28 février, l’Iran a imposé des restrictions dans le détroit d’Ormuz, empêchant les navires américains et ceux de leurs alliés de naviguer dans cette voie maritime stratégique.
Cette mesure a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et de l’énergie à travers le monde, notamment aux États-Unis, contraignant Washington et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à libérer à plusieurs reprises leurs réserves stratégiques.
À la suite de la signature du mémorandum d’entente d’Islamabad, en juin 2026, Téhéran avait rouvert le détroit d’Ormuz. Cependant, après que les États-Unis ont violé le mémorandum en imposant un blocus aux ports iraniens et en lançant des frappes aériennes sanglantes, les forces armées iraniennes ont de nouveau fermé le corridor maritime.