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Six contributeurs nets de l'UE réclament une réduction drastique du budget de l'union

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
De gauche à droite : le chancelier autrichien Christian Stocker serre la main de la Première ministre danoise Mette Frederiksen, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre finlandais Petteri Orpo lors d'une conférence de presse à Berlin le 27 août 2026. ©AFP

Six pays de l’Union européenne demandent de réduire de plusieurs centaines de milliards d’euros le futur budget européen pour 2028-2034.

L’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et la Finlande dont la contribution au budget communautaire est supérieure aux fonds reçus ont appelé jeudi à réduire de plusieurs centaines de milliards d'euros le projet de budget à long terme de la Commission européenne, prévu pour la période 2028-2034.

Les exigences de ces pays élargissent l'initiative initiale de l'Allemagne en faveur d'un budget plus restreint. Berlin avait appelé en juin à une réduction d'environ 400 milliards d'euros, avertissant que les plans actuels étaient insoutenables financièrement.

Les six pays estiment que la proposition de la Commission européenne, qui approche les 2 000 milliards d’euros, doit être revue à la baisse afin de parvenir à un compromis acceptable entre les États membres.

Pour ces gouvernements, l’Union européenne doit faire des choix plus clairs en matière de dépenses et revoir ses priorités. Ils reconnaissent que le prochain cadre financier pluriannuel pourrait augmenter afin de permettre à l’UE d’atteindre ses objectifs stratégiques, mais considèrent que cette hausse doit rester modérée.

La plupart des États membres cherchent déjà à réduire leurs dépenses et à rééquilibrer leurs finances publiques. Pour les six pays signataires, l’Union européenne doit suivre la même logique : son budget ne peut pas continuer à augmenter sans tenir compte des efforts demandés aux gouvernements nationaux.

Ils attirent également l’attention sur le niveau particulièrement élevé des engagements de paiement encore en attente dans le cadre financier actuel, ainsi que sur l’existence de mécanismes de transfert situés en dehors du budget européen. Selon eux, les négociations sur le prochain budget doivent donc prendre en compte l’ensemble des flux financiers du bloc.

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Les six gouvernements demandent par ailleurs aux institutions européennes de fonctionner avec leurs effectifs actuels. Ils souhaitent également corriger les déséquilibres jugés excessifs entre les contributions versées au budget européen et les sommes reçues par les différents États.

Les six pays rejettent en revanche l’idée de recourir à de nouveaux emprunts communs pour répondre aux difficultés budgétaires. À leurs yeux, un nouvel endettement partagé entre les États membres ne peut pas se substituer aux réformes structurelles.

Malgré ces divergences, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et la Finlande affirment soutenir l’objectif de parvenir à un accord sur le futur budget dès 2026.

Selon le média d’information politique américain spécialisé dans la politique européenne et américaine Politico, les discussions s’annoncent toutefois difficiles. Plusieurs des principaux contributeurs au budget européen envisageraient même de laisser les négociations échouer, estimant que cela pourrait leur coûter moins cher que d’accepter la proposition actuelle de la Commission.

Présenté en juillet, le projet de cadre financier pluriannuel pour 2028-2034 prévoit un budget de près de 2 000 milliards d’euros sur sept ans. Il doit notamment financer l’agriculture, le développement régional, la défense, la politique migratoire, la recherche et l’aide extérieure.

Son adoption nécessite l’accord unanime de tous les États membres de l’Union européenne ainsi que l’approbation du Parlement européen.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV